Meve's profileJay's WW2 blogPhotosBlogListsMore Tools Help

Blog


    July 07

    Le corps des marines américains USMC

    Voici la première partie d'un article que j'ai écrit il y a peu pour la revue de mon club.


    Qui sont les marines ?

    Ce terme semble parfois mystérieux ou tout au moins incompris.
    En effet, il n’est pas rare d’entendre ce mot utilisé à mauvais escient, ou ne pas l’entendre alors que ce devrait être le cas.

    Par exemple, encore récemment, je voyais des images des combats en Irak, et le commentateur belge disait que les marines livraient de durs combats. Les images montraient des hommes de la 1ère division d’infanterie, autrement dit de l’armée. une autre fois ce fut l’inverse.

    Ce genre de méprise n’est pas rare. Pour le grand public, européen, les marines sont souvent cofondus avec les soldats.

    Qui sont-ils les uns par rapport aux autres ?

    Les «marines» sont-ils dans la marine (us navy) ?

    Dans l’armée de terre ? Comment se fait-il que les marines aient des avions ? Ont-ils des ramifications dans l’air force ?... Des questions de ce type sont courantes sur les forum qui traîtent des forces armées américaines.

    La réponse est pourtant simple, les marines ne sont rien de tout ça !

    Ils ne sont ni dans l’armée de terre, ni dans l’aviation, ni même dans la navy.

    Et pourtant, ils naviguent sur les mers, combattent à terre, et pour certains pilotent des avions.

    En fait, cette confusion chez les européens, et plus particulièrement chez les francophones, vient de la traduction que l’on fait des termes militaires amércains.

    Ainsi chez nous, le terme «armée» dans sa généralité, englobe toutes les composantes militaires. A savoir pour la Belgique, l’armée de terre, la marine Royale , l’armée de l’air et la composante médicale.

    Le mot «army», aux USA, signifie armée de terre, et pas l’armée dans son ensemble.

    En effet, l’ensemble des composantes est appelé US armed forces.
    Ces différentes composantes sont (l’ordre n’est absolument pas une marque d’importance ou de subordination):
    - l’US army : armée de terre,
    - l’US navy : la marine,
    - l’USMC : l’US Marine Corps, corps des marines,
    - l’USAF : US Air Force, l’armée de l’air, créée en 1947, auparavant elle était intégrée à l’US army
    - l’USCG : US Coast Guard, les gardes côtes.

    Nous voyons donc que le corps des marines est une composante à part entière des forces armées américaines, au même titre que l’armée de terre, que l’aviation ou même que la marine.

    Une autre source de confusion linguistique, est le terme anglais «marine» en lui-même. En français, ce mot désigne la composante navale.
    Sa traduction en français serait plutôt :
    infanterie de marine

    Par cette traduction, nous touchons à la mission profonde du corps des marines.

    Le rôle de l’infanterie de marine étant - de par sa mission - tellement lié à la navy, la confusion n’en est que plus grande. De plus, la navy, l’USMC et l’USCG sont tout trois regroupés sous la houlette du Secrétaire d’Etat à la Marine, alors que l’army et l’USAF ont leur propre Secrétaire d’Etat

    Pour illustrer ce lien, je reprendrai les termes d’un marine de mes amis «J’adore la navy, ils nous mènent en bateau partout où on doit se battre !»

    La distinction faite et le Corps replacé dans l’organigramme des forces armées US, je vous propose un petit historique du corps des marines.

    Bien-sûr, un article ne peut être que des plus réducteurs, ceci nécessiterait une encyclopédie en 30 volumes, mais cela nous permettra d’apprécier l’engagement du corps, quelques unes de ses traditions et pourquoi il est aujourd’hui devenu un mythe.

    1. LA NAISSANCE DES MARINES

    Toute nation ayant une armée développée possède des fusiliers marins. Si l’organisation est différente et si les conflits modernes les ont amenés à être différents de par leur implication dans les dits conflits, à la base, ils ont tous une mission similaire. A savoir : combattre sur des navires.

    En fait le concept n’est pas nouveau, il remonte même à la nuit des temps. Depuis que les hommes naviguent, et depuis qu’ils se battent sur les mers.

    Si en jouant au Trivial Pursuit, une question vous demande ce que les marins phéniciens de l’antiquité ont apporté au monde ? Ne répondez pas l’alphabet. Répondez les Marines !

    En effet, ces commerçants navigateurs qui commerçaient sur tout le pourtour méditerranéen dés 3000 ans av. JC avaient déjà créé les marines. Ou en tout cas leur équivalant antique.

    Leurs navires étaient dotés d’un contingent de quelques hommes dont le talent était le combat, et pas la navigation.
    Si les marins combattaient également, ces «marines» étaient la première ligne d’attaque, ou de défense. Ils étaient des professionnels du combat avant tout. Les matelots des proffessionnels de la mer avant tout.

    C’est exactement dans cet esprit que les premiers marines furent recrutés.

    C’est en s’inspirant des Royal Marines anglais que les USA naissant créèrent leurs US marines.

    La plupart des nations importantes étaient déjà dotées de telles unités. L’Espagne avaient créé son infanteria de marina en 1537,leur nom était Compagnies Des Vielles Mers de Naples ; Le Portugal en 1621 avec le Régiment Maritime de la Couronne du Portugal ; la France en 1622 avec les Compagnies Ordinaires de la Mer, fondée par Richelieu

    Les premiers marines anglais portaient le nom de Régiment Maritime à Pied du Duc d’York et d’Albany, régiment fondé en 1664.

    Avec la guerre d’indépendance, les USA se munirent d’hommes dont la mission étaient de défendre leur flotte contre les abordages anglais et aborder les bâtiments ennemis.
    Ainsi, des unités furent créées de manière désordonnée, souvent à l’initiative d’officiers de la navy.

    Le 10 novembre 1775, est la date d’anniversaire du Corps des Marines. C’est à cette date que le congrés constituera 2 bataillons de «Continental» Marines pour servir comme infanterie embarquée à bord des bâtiments de la flotte.

    Un homme, Samuel Nicholas fut promu au rang de Major, et commença à recruter des marines dans une taverne de Philadelphie, alors capitale des séparatistes. Le prorpiétaire de la Taverne, Robert Mullan deviendra Capitaine

    La plupart des Marines d’alors devaient être des marins afin de pouvoir servir en tant que tel sur les navires sur lesquels ils étaient placés en plus de leur mission de combat


    La première véritable mission d’envergure impliquant des marines eu lieu le 1er mars 1776 sous les ordres de Nicholas.

    230 marines et 50 matelots débarquèrent sur l’île de New-providence avec pour mission de capturer un important dépôt de munitions.

    Je vous passe les détails, et bien qu’une grande partie de la poudre fut évacuée par les anglais, les marines capturèrent 103 pièces d’artillerie et suffisemment de poudre pour les utiliser.

    C’est le premier fait d’arme des marines lors de la guerre d’indépendance.

    Il y en eu biens d’autres dont voici quelques uns des principaux.

    En 1776, 4 nouvelles compagnies furent créées enplus des 5 déjà existantes afin de pourvoir en effectif à 4 nouvelles frégates en construction.

    L’ordre parvint aux marines de se mettre sous les ordres de Washington afin de le renforcer pour lutter contre les anglais qui remontaient à travers le New-Jersey.

    Il arrivèrent trop tard pour se joindre à la bataille de Trenton mais participèrent à la bataille la libération de Princetown.

    Après cette bataille les marines furent replacés à bord de différents navires.

    Pendant longtemps, on pensa que leur commandant, Nicholas, fut astreint aux nombreuses tâches administratives qui surviennet lorsqu’une unité est dispérsée de la sorte. On le crut pendant 175 ans, mais il n’en est rien. En fait, on lui confia une mission de la plus haute importance, faire transiter depuis Boston jusque Philadelphie un somme d'argent importante. Argent avancé par les Français pour créer la North America Bank, équivalant de la 1ère banque nationale américaine. Ce qui permit de continuer à financer la guerre.

    Un contingent de 300 Marines, provenant de 4 navires fédéraux, renforça 900 miliciens du Massachusetts lors d’une éxpédition contre une base navale fortifiée, mais même si les marines se comportèrent admirablement sous le feu, emmenant les miliciens à leur suite, ce fut un échec cuisant. Entre autre à cause de querelles entre les officiers de la flotte et ceux de la Milice.

    La dernière opération en tant qu’unité fut le débarquement et la défense de Charlestown, sous les ordres du généla Lincoln.

    La ville résista trois mois et tomba le 11 mai 1780

    Les marines furent ensuite réembarqués en plus petites unités sur des navires. Le principal de leur engagement fut en mer, contre les équipages de corsaires anglais et de Royal Marines.

    Dans le cadre de ces engagements, je me contenterai de citer les hommes qui servirent sous le commandement de John Paul Jones, un officier de la Continental navy qui partit pour la France avant même le traîté d’alliance franco-américain.

    Il agit, entre autre, au départ de Brest dans la manche, la mer du Nord, la mer d’Irlande et conduit même 2 raids avec ses marines sur le sol anglais.

    Les marines de Jones n’étaient pas tous américains, au contraire la plupart avaient été recrutés dans les ports français.

    Le conflit prit fin en 1783.

    Les Etats-Unis nouvellement formés, ayant besoin de fonds pour reconstruire les dommages subits durant la guerre, vendirent leur flotte.

    La garde des côtes fut le plus souvent assurée par les «navy» d’état, équivalant maritime des milices que chaque état avaient formés, et qui avaient à leur bord leur propres unités d’infanterie embarquée.

    L’UNIFORME

    Comme pour l’armée continentale et la navy continentale, l’uniforme des marines fit l’objet de «regulations» précises.

    La tenue des hommes de troupe est la suivante.

    La tunique était verte, à boutons d’étains avec des parements blancs, une chemise verte et un gilet blanc.
    Une boutonière rouge pour les sous-officiers.
    Des pantalons blancs, des bas de laines blancs jusqu’aux genous, éventuellement guêtres noires.

    Un petit chapeau rond noir avec liseret blanc, dont un bord est recourbé.

    Des chaussures noires

    L’engagé devait fournir lui même une besace blanche, une musette à munition en cuir noir et une gourde en bois, bleue ou au aux bords peints en rouge avec une ancre peinte sur le centre.

    L’armement était un fusil français Charlevill ou anglais de prise, Brown Bess. Le mousquet devait être équipé d’une sangle blanche uniquement, à défaut pas de sangle. Une baillonette et un sabre d’infanterie britanique pour l’abordage.

    Un outil, pelle, hache, pioche,...

    Les officiers avaient une tenue assez semblables.

    Les différences notables sont des boutons d'argent, une épaulette d’argent (sur l’épaule droite), un passpoil vert sur le pantalon Guêtres noires obligatoires

    Les officiers étaient libres du choix de leur épée.

    Dans la pratique, beaucoup d’hommes n’eurent pas cet uniforme. Les officiers se le faisaient faire sur mesure, mais les hommes de troupes qui n’eurent pas la chance de le toucher n’avaient pas toujours les moyens de se le faire fabriquer. Tout au moins dans les premières heures de la guerre.


    Par exemple, les marines qui servaient sur les bateau de Johne Paul Jones furent vêtus de tuniques rouges prises aux Anglais.

    Il en va de même avec l’armement. Certains rapport font état de marines qui se battaient avec des pics, et même certains avec des tomahawks.

    La deuxième partie traitera de l’évolution du corps jusqu’à la première guerre,

    La troisième et dernière partie traitera de la seconde guerre mondiale.


    Source:

    Les marines américains Par les Lt Col PIERCE et ROUGH Ed Alsacia Paris
    Uniformes et équipement de l'USMC par B Alberti et L Pradier
    warrior culture of the US marines M Studey Ed HP
    http://fr.wikipedia.org/wiki/US_Marine_Corps
    http://en.wikipedia.org/wiki/United_States_Air_Force
    http://en.wikipedia.org/wiki/United_States_Secretary_of_the_Air_Force
    http://en.wikipedia.org/wiki/United_States_Department_of_Defense
    http://www.pheniciens.com/
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Ph%C3%A9niciens
    http://eu.art.com/
    http://en.wikipedia.org/wiki/Spanish_Marines#History
    http://en.wikipedia.org/wiki/Portuguese_Marines
    http://en.wikipedia.org/wiki/French_Marines#History
    http://fr.wikipedia.org/wiki/US_Marine_Corps
    http://www.acidus.com/Continental_Marines.html
    http://en.wikipedia.org/wiki/Battle_of_Nassau
    http://en.wikipedia.org/wiki/History_of_the_United_States_Marine_Corps
    http://marine76.8m.com/
    http://members.tripod.com/~DARTO/usmchistory.html
    http://en.wikipedia.org/wiki/First_Barbary_War
    http://members.aol.com/fknitis/ContMar/framepage.html

    January 25

    10th mountain infantry division

    10ème division de montagne 3ème et dernière partie

    Le Mt Belvedere étant lui-même sous la surveillance des allemands installés sur un sommet voisin qui prend le nom de Riva Ridge.

    Le 86ème est sur le front lorsque les 85ème et 87ème, ainsi que les autres éléments de la division arrivent à Pise.

    Mi-janvier, une patrouille de nuit de 5 hommes part sonder les positions ennemies sur les sommets enneigés de Riva Ridge.

    La 10ème division de montagne fait partie du IV corps d’armée, qui comprend la 85th ID, la 92nd ID, la 1st Arm. Div. et la 1ère Brazilian Inf. Div. (contingent de la Brazilian Expeditionary Force)

    Fin janvier, le 86ème de retire pour s’entraîner pour l’assaut sur Riva Ridge.

    L’assaut sera mené mi février sur Riva Ridge.

    Les routes d’escalade installées de nuit permirent une ascension rapide des hommes qui prirent la défense allemande totalement par surprise.

    Les allemands menèrent des contre-attaques, mais le 25, les sommets appartiennent aux américains.

    La compagnie D du 126ème génie construit des chemins aériens qui permettront l’évacuation des blessés et l’approvisionnement des troupes.

    Parallèlement, les autres unités de la division s’élancent sur Mt Belvedere et les sommets qui suivent.

    Les 85 et 87ème régiment plus le 3ème bataillon du 86ème régiment montent à l’assaut.

    Le 85ème mènera l’assaut de sommet en sommet, le 3/86ème couvrant son flanc droit, le 87ème, le flanc gauche

    Un petit sommet sera pris par les brésiliens sécurisant alors le flanc droit de la progression, permettant ainsi au 3/86ème de se lancer à l’assaut du dernier sommet.

    La bataille durera du 19 février au 25 mars.

    La division pour cette seule bataille aura 923 pertes.

    L’objectif du IVème corps est la vallée du Pô.

    L’opération suivante consistera à nettoyer l’ensemble des sommets et monts qui entourent la route d’accès à la vallée.

    Il va sans dire que les noeuds routiers sont d’une importance capitale pour la progression de l’armée dans un relief montagneux.

    L’offensive de mars de la division permettra notamment de prendre la ville de Castel d’Iano.

    Fin avril, la division a permis à l’armée d’ouvrir la vallée du Pô. durant cette offensive de mars, la division perdra 1336 hommes.

    Fin avril, la division entre dans la vallée du Pô, arrivant à percer les lignes ennemies. La 1ère division blindée à ses côtés.

    Un obstacle majeur dans la vallée est la rivière Pô. Le général Hays forme la task force Duff, composé de TD, un signal platoon, une engineer company et le 2nd bataillon du 85ème régiment. Nous sommes le 21 avril.

    L’objectif est de traverser la rivière et d’installer une tête de pont sur l’autre rive.

    Pour ce faire la rapidité est un facteur clef, mais les hommes sont fatigués après des mois de marche, d’alpinisme et de ski.
    La task force réquisitionne tous les engins allemands abandonnés, mais également italiens, des chevaux et des mules.

    La division réalisera alors l’avancée la plus rapide de toute la guerre en terme de Km parcourus en 1 journée.

    En 1 journée, pressé par le Général Duff, la task force parvient sans aucune protection de ses flancs, tellement son avancée est rapide, à la rivière Pô.

    La division continuera en avant, libérant Vérone et son aérodrome d’importance stratégique.

    Les éléments avancé arrivent sur les rives du lac Garda.

    Nous sommes le 26 avril. En 6 jours, la division a traversé la vallée du Sud au Nord

    Durant ce parcours, elle perdra 506 hommes.

    Jusqu’au 7 mai, la division chassera les allemands en retraite, particpant même à une manoeuvre d’assaut sur bateaux menés par les hommes du 126th engineers à travers le lac.

    Le 7 mai, les allemands se rendent. La guerre est terminée.

    Le Général Hays fait distribuer du champagne et du cognac pris lors de l’avancée dans un entrepôt allemand.

    Mi juillet, la division reçoit ses ordres de marche : retour aux USA pour subir un entraînement en vue de l’invasion du japon.

    Début Août, les différents éléments de la troupe débarquent en Virginie.

    Le 6, les nouvelles annoncent l’explosion d’une bombe d’un type nouveau sur la ville d’Hiroshima.

    Le 15, le Japon se rend.

    La division rejoint ses quartiers et est dissoute le 30 novembre.

    La division aura combattu 114 jours de façon ininterrompue. Elle aura perdu 4866 hommes.
    Aucune distinction ne lui sera accordée.

    A ce jour, un seul homme qui combattit en son sein, le Pfc John Magrath, qui dispersa un nid de mitrailleuse et des mortiers avec son seul garand, lors de la prise de Castel d’Iano, reçu la médaille d’honneur du congrès.

    Il fut tué plus tard dans la journée par un tir de mortier.

    La division fut réactivée de 1948 à 1958, lors de la guerre de Corée, elle fut une division
    de formation, mais perdit sa qualification «Montagne».

    Elle fut de nouveau réactivée en 1985, et redevint une division de montagne.

    Elle participa à la campagne de Somalie, à la 1ère guerre d’Irak et de nouveau aujoud’hui, elle est présente au combat.
    Elle a été requalifiée, Light Mountain Infantry Division.
    Elle constitue une force de déploiement rapide. Elle fut notamment présente dans le nord montagneux de l’Irak et est aujourd’hui en Afghanistan.

    Voilà pour l'historique de cette division

    Il s'agit d'un article que j'ai rédigé pour le journal de mon club. Une partie aussi importante était réservée à l'équipement que je détaillais avec beaucoup de photos qu'il serait beaucoup trop long de refaire ici.

    Voici néanmoins mes sources où vous pourrez voir quelques unes de ces photos et pièces d'équipement

    http://www.globalsecurity.org/military/agency/army/10mtn.htm
    http://www.10thmtndivassoc.org/
    http://www.drum.army.mil/sites/about/hist-10mtn.asp
    http://photoswest.org/exhib/gallery1/battle.htm
    http://www.mountaintroops.us/
    http://www.mscd.edu/~history/camphale/tmd_001.html
    http://www.pbyrescue.com/index.htm
    Le guide du collectionneur Ed H&C par Henri-Paul JAMES
    The WW2 GI Ed Crowood par R WINDROW & T HAWKINS
    January 17

    10ème division d'infanterie de montagne 2ème partie

    A partir du mois de septembre, la 10ème division, actuellement composée de l’unique 87ème régiment d’infanterie de montagne, prend corps.

    Des troupes lui sont ajoutées au fur et à mesure.

    Un corps de commandement provisoire, le Mountain Training Center, dont la mission est de constituer et entraîner les troupes ; mais également de développer du matériel, propre aux troupes de montagne, mais également pour les autres forces, le Weasel par exemple.

    Un bataillon de génie, le 126ème engineer Bt. Deux bataillons d’artillerie, le 601 et le 602. Et enfin une recon troop, la 10th recon troop.
    Comme pour toutes les divisions, la recon troop est détachée de la cavalerie. A la différence des autres par contre, elle sera la seule unité de cavalerie de reconnaissance à encore utiliser des chevaux, et non des blindés légers.

    Le GQG décide de l’activation d’un second régiment d’infanterie de montagne désigné 86th moutain infantry regiment. Dans un premier temps, seul son premier bataillon est activé.

    Fin de l’année 1942, le 99ème infantry Bt (Norwegian), composé de norvégiens immigrés aux USA de 1ère et 2ème génération, s’entraîne au côté de la 10ème division de montagne.

    Début 43, le 87ème quitte Camp Hale avec les 2 bataillons d’artillerie (601 et 602).
    Ils prennent part à des entraînements d’assaut amphibie en vue de l’offensive pour reprendre l’île volcanique Kiska aux japonais.

    Parallèlement, un 3ème bataillon d’artillerie est formé et attaché à la 10ème de montagne, le 604th FAB.

    Juillet 1943, la 10ème division d’infanterie de montagne est officiellement créée.

    Le 85ème régiment d’infanterie de montagne est créé et attaché à la division.

    Durant l’absence du 87ème de montagne, le 90ème régiment d’infanterie est assigné à Camp Hale, mais les hommes qui le composent ne suivent pas la formation de ski et le régiment ne devient pas un régiment de montagne. Il sera d’ailleurs affecté à une autre base lorsque le 87ème reviendra des Aléoutiennes.

    La dénomination de la 10ème division est officiellement, 10th light infantry division (Alpine).

    La division est une division d’infanterie légère car aucun des bataillons qui composent ses régiments ne sont pourvus de compagnies d’armes lourdes (mitrailleuses et mortiers).

    En l’absence des 601 et 602 FAB, le 604 et le 605 FAB sont attachés à la division.

    De même les troupes divisionnaires sont attachées, le 10ème bataillon médical, la 110ème signal corps Co, etc.

    La division a son premier mort. Le Pvt HINTZE de la C Co. se noient dans un exercice de débarquement.

    Le 15 août, le 87th débarque en deux endroits sur l’île de Kiska mais il n’y aura pas de combat. Les japonais ont réussi à quitter l’île, profitant d’un trou dans le blocus naval.

    La division déplore 11 morts, dû à des tirs amis.

    Le 3 septembre 43, les alliés débarquent en Italie. Le centre de l’Italie est presque entièrement montagneux, du Nord au talon de la Botte.

    En décembre une petit contingent de l’headquarter de la division arrive en Italie entraîner les troupes anglaises

    En février 44, le 87ème rejoint la division à Camp Hale.

    De mars à mai, les «D-series maneuvers» sont effectuées pour tester l’habileté de la division à évoluer sous le climat hivernal et les zones montagneuses. Zones de combat qui lui sont spécialement attribuées.

    Le résultat est que la division devient une division d’infanterie normale, on adjoint à chaque bataillon une compagnie d’armes lourdes (D, H & L Co.)

    Jusqu’au mois d’octobre, la division suit divers entraînement, en divers milieu. En effet, le hommes de la division doivent, en plus de leur spécificité, suivre les mêmes formations que tous les autres fantassins de l’armée. Entraînement en plaine, marais, désert, etc.

    Mais la division manque d’hommes pour compléter ses régiments. Seul le 87ème est complet.
    Un appel est lancé mais il manque toujours

    2000 hommes.
    L’armée recrutera des «volontaires désignés», au sein des 30, 31 et 33ème division d’infanterie. Dans les hommes servant les unités antichar notamment.

    Nous sommes en Octobre 44. Le plein d’hommes est fait, les choses s’accélèrent.

    Les compagnies encore indépendantes, médicales, du génie ou autre, sont rassemblées sous le commandement des unités responsables

    La division est maintenant totalement réorganisée en division triangulaire classique. Elle devient officiellement 10th MOUNTAIN INFANTRY DIVISION.

    Elle est mise sous le commandement du General Brigadeer George HAYS.

    Nous sommes en novembre 1944. La division connaît désormais sa destination.
    Ce ne sera pas le Pacifique, mais l’Italie.

    Les premiers éléments de la division se rendent dans les ports d’embarquement alors que le premier détachement du QG de la division arrive en Italie.

    Alors que fin décembre, début janvier, le reste des éléments embarque à son tour, le 86ème régiment débarque en Italie.

    Les premiers morts au combat seront un prêtre et 4 médics qui sauteront sur des mines non désamorcées le long d’une voie de train.

    Le 86ème rejoint le front le 8 janvier 45, dans la zone du Mont Belvédère.

    La 10ème division de montagne devra prendre ce sommet car les allemands y ont installé de l’artillerie qui prend sous feu les routes d’accès à la Vallée du Pô.

    January 09

    ALAMO SCOUTS

    Les alamo scouts forment une unité d'élite de l'US ARMY qui opéra dans le pacifique durant la seconde guerre.
     
    Unité de reconnaissance de la 6ème armée qui fut crée sous les ordre du Général Krueger, qui ne voulait pas utiliser les spécialistes del'OSS.
    Ces hommes étaient divisés en team de 6 ou 7 hommes, du nom de leur chef.
     
    Leur mission était le renseignement derrière les lignes ennemies, il effectuèrent 106 missions sans perdre un homme.
    L'effectif se composait de 138 hommes.
     
    Ils prirent part au célèbre raid sur le camp de prisonnier de Cabantuan, avec le 6th ranger bat., évitant à plus de 500 POW's d'être éxécutés mais également en nouvelle guinnée où ils libérèrent égalemnt 197 POW's.
     
    L'unité fut dissolue en novembre 45. Les membres eurent l'utorisation de porter le badge des forces spéciales qui font parties intégrantes de l'histoire des forces spéciales.
     
    Nom des teams et de leurs membres :
     
    McGowen Team
    John R. C. McGowen, Paul A. Gomez, John P. Lagoud, Walter A. McDonald, Caesar Ramirez, John A. Roberts
     
    Barnes Team
    William F. Barnes, Louis J. Belson, Warren J. Boes, Aubrey Hall, John O. Piticairn, Bobby G. Walters, Robert W. Teeples
     
    Thompson Team
    George S. Thompson, Jack E. Benson, Joseph A. Johnson, Theodore T. Largo, Anthony Ortiz, Joshua Sunn, (Glenn L. Heryford, last mission addition)
     
    Sombar Team
    Michael J. Sombar, James R Crokett, Ora M. Davis, Charles F. Harkins, Virgil F. Howell, David M. Milda
     
    Dove Team
    John M. Dove, Alton P. Bauer, Denny M. Chapman, John G. Fisher, Irvin G. Ray, John E. Phillips
     
    Hobbs Team
    Woodrow E. Hobbs, Gordon H. Butler, Herman S. Chanley, Edgar G. Hatcher, Vern R. Miller, Joe Moon
     
    Reynolds Team
    Gean H. Reynolds, William C. Gerstenberger, Lucian A. Jamison, Winfred E. McAdoo, Leonard J. Scott, William R. Watson, Ray W. Wangrud
     
    Sumner Team
    Robert S. Sumner, William F. Blaise, Lawrence E. Coleman, Paul B. Jones, Edward J. Renhols, Robert T. Schermerhorn, Harry D. Weiland
     
    Farkas Team
    Arpad Farkas, Raymond Aguilar, Jack C. Bunt, Jack C. Greenly, Charley D. Hill, Harold L. Sparks
     
    Littlefield Team
    Wilbur F. Littlefield, Samuel L. Armstrong, Alva C. Branson, John E. Hidalgo, Zeke McConnell, Elmer E. Niemela, Allen H. Throgmorton, Paul G.
    Bemish
     
    Lutz Team
    William B. Lutz, John J. Geiger, Clifford A. Gonyea, Oliver J. Roesler, Bob Ross, Robert E. Shullaw
     
    Nellist Team
    William E. Nellist, Sabas A. Asis, Gilbert Cox, Galen C. Kittleson, Thomas A. Siason, Andy E. Smith, Wilbert C. Wismer
     
    Rounsaville Team
    Tom J. Rounsaville, Alfred Alfonso, Franklin Fox, Harold N. Hard, Francis H. Laquier, Rufo V. Vaquilar, Leroy Donnette
     
    Ileto Team
    Raphael M. Ileto, James Farrow, Pete Vischansky, Paul E. Draper, Estanislao Bacat, Fredirico Balambao
     
    Ouzts Team
    Wilmot B. Ouzts, Donald E. Brown, Harvey L. Hines, Edward W. Walsh, Elijah H. York, Fred J. Knaggs
     
    Derr Team
    George A Derr, Robert D. Hamlin, Tommy J. Kolas, Stewart J. Minzer, Charles J. Stewart, William E. Teague
     
    Shirkey Team
    Robert L. Shirkey, Richard G. Andrews, Donald D. Grimes, Clyde S. Townsend, Clinton R. Tucker, Michael Zwer, (Donald D. Grimes took Over elements of team)
     
    Hall Team
    Aubrey, L. Hall, Norman S. Boschert, Curtis Broussard, Clifford S. Henrickson, Joseph F. Novella, William G. Swain (Team was formed but never went on a mission)
     
    Grimes Team
    Willis (Martin) Grimes, Paul F. Adams, Arnold R. Bethell, Kenneth A. Cameron, John R. Long, Cruz C. Vega
    Adkins Team
    Henry L. Adkins, Carl A. Bertoch, Kenneth A. Cameron, William E. McCommons, Lyle C. Wooten
     
    Chanley Team
    Herman S. Chanley, Juan E. Berganio, Nicholas C. Enriguez, Juan D. Pacis, Allen H. Throgmorton, Glendale Watson
     
    August 10

    La dixième division de montagne 1ère partie

    Comme vous le savez, le 3ème Reich d’HITLER et l’URSS de STALINE avaient signé avant guerre, un pacte de non-agression mutuelle.

    Après s’être fait les griffes sur l’Est de la Pologne, le géant soviétique avait des vues sur la Finlande. Occuper son territoire lui donnait un accès total sur les eaux scandinaves mais également un contrôle total des mers polaires arctiques.

    Libre des ses actes grâce au pacte de non agression, STALINE envoya une armée forte d’un million d’hommes combattre la petite armée finlandaise.

    Les exploits des troupes à ski finlandaises mettant en déroute des convois entiers de la puissante armée rouge firent le tour du monde.

    Ces petis groupes d’hommes parcouraient des kilomètres à ski dans des forets et des montagnes enneigées, installaient une embuscade, frappaient l’ennemi et disparaissaient.

    Cette tactique n’échappa bien sûr pas aux états-major des grandes puissances.

    Les russes et les allemands s’inspirèrent des tactiques de ces hommes pour créer leurs propres troupes. Les russes en les ayant combattu, les allemands en envoyant des hommes en formation chez les finlandais qui devinrent alliés de l’Axe lors de l’invasion de la Russie par les troupes nazies.

    Et bien sûr les Etats Unis d’Amérique. A l’inverse des autres puissances, les USA alors neutres, ne peuvent s’appuyer sur une expérience au combat et doivent créer leurs unités de montagne de toute pièce et développer un tout nouveau matériel.

    Nous sommes début 1940. Le cabinet du Secrétaire de la guerre souligne au GQG l’importance de développer des troupes spécialement entrainées pour le combat sous un climat hivernal.

    L’US army n’a cependant pas attendu la demande du Secrétaire. Notamment en Alaska où des manoeuvres et la mise au point de telles troupes, avec du matériel étaient prévues. Mais le manque d’argent a empêché la mise en place de ce programme.

    Au mois de juillet de cette même année,

    Charles Minot DOLE, président du National Ski Patrol Committee (faisant partie de l’Association National de Ski), propose de recruter des skieurs pour entraîner les troupes de patrouilles à ski. Mettant l’accent sur le fait qu’il était préférable de former des skieurs au métier de soldtat, plutôt que l’inverse.

    Il recommande également que le matériel destiné aux troupes à ski soit développé et approuvé par l’ANS, composé d’experts des régions montagneuses et au climat hivernal.

    La coopération entre l’ANS et l’armée sera officialisée en mars 1941, mais avant cela, la collaboration mènera à la création de matériel militaire extrêmement effiscient pour le déploiement de forces armées sous un climat froid et dans des régions montagneuses.

    Nous reviendrons sur le matériel, plus tard. Concentrons nous sur l’historique de l’unité.

    Les premières unités à ski seront constituées au sein de divisions d’infanterie, sous la forme de patrouilles à ski, désignées par exemple «6th division ski patrol» pour la patrouille de la 6ème division.

    Début novembre 1940, une patrouille à ski est donc créée dans les divisions suivantes : 1st, 3rd, 5th, 6th, 41st, et 44th infantry division.

    Le premier entraînement d’une de ces patrouilles sera mené en hiver 1940 à Lake Placid dans l’état de NY par la 1st division patrol (eh oui la 1st infantry division).

    De tels entraînements sont menés tout au long de l’année 1941. Parallèlement 2 officiers et un responsable des services forestiers parcourent le territoire américain tout au long de l’année afin de trouver un terrain favorable à l’établissement d’un camp d’entraînement pour des troupes de montagne.

    Mi-novembre 41, la décision est prise de passer au stade supérieur à celui des simples patrouilles.

    Pour ce faire, est activé le 1er bataillon du 87 mountain infantry regiment dans l’état de Washington à Fort Lewis. La plupart des troupes provenant des 3rd, 41st et 44th divisions ski patrol.

    Puis survient le 7 décembre 1941. Les japonais détruisent la flotte du Pacifique en rade à Pearl Harbor, plongeant les Etas-Unis dans la guerre.

    Les enrôlements permettent à l’armée de complèter les 2 autres bataillons du 87ème MIR.

    Fort Lewis se trouvant sur la côte (juste sous Seattle), le Colonel ROLFE, commandant le 87ème régiment, loue deux hôtels sur le mont Rainier, dans l’état de Washington, où les troupes nouvellement arrivées pourront subir leur formation de ski.

    En mars 42, des projets d’entraînement de montagne sont largement discutés mais abandonnés à cause du manque d’hommes et matériel.

    Néanmoins, décision est prise de créer une division de montagne pour le printemps 1943. Parallèlement, des contrats sont signés pour la construction d’un camp d’entraînement, situé dans le Colorado, sous le nom de Camp HALE

    En mai, le 2ème et le 3ème bataillon du 87th MIR sont enfin activés.

    Le 7 juin 42, les troupes japonaises envahissent les USA. (eh oui) Ils prennent le contrôle de l’île Attu et de l’île Kiska, dans les îles Alléutiennes.