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November 23 US Special Forces Part 2Les forces spéciales des forces armées américaines
Dans la première partie nous avons commencé à voir les différentes unités composant les forces spéciales.
Nous avions commencé par les unités de l’US Army. Celles-ci étant nombreuses, il nous en restait quelques unes à étudier.
C’est ce que je vous propose dans cette partie.
Gardez toujours bien à l’esprit que nous voyons les différentes unités des forces spéciales de l’US Army. Les unités spéciales des autres branches seront l’objet des prochains numéros.
· 4th psychological operations group (airborne) – 4th POG(A)
« Persuader,Changer, Influencer »
Cette unité descend des unités de la second guerre qui envoyait des tractes aux ennemis, ou en Corée qui diffusait des messages à l’aide de haut-parleurs (2 techniques toujours employées de nos jours)
Les opérations psychologiques sont une part vitale des activités politiques, économiques, militaires et idéologiques du gouvernement américain pour atteindre ses objectifs.
Le 4th POG est utilisé en temps de paix, de conflit ou de guerre. Ses activités constituent, sans relever de la force elle-même, un multiplicateur de force.
L’action de cette unité repose sur la logique, la peur, le désir ou d’autres facteurs mentaux pour déclencher des émotions ou des comportements spécifiques susceptibles d’être favorables aux USA.
Le 4th POG est la seule unité PSY active. Le 2ème et le 7ème groupes ont été intégrés dans la réserve. Ils peuvent être déployés ponctuellement lors de conflit pour soutenir l ‘effort des troupes engagées ou servir de réserve au 4ème groupe.
Le 4th POG est quant à lui rapidement déployable pour intervenir sans délai.
Les unités PSY peuvent être intégrés ponctuellement au sein de corps d’armée ou géographiquement au sein d’un commandement pour des missions particulières PSYOP au sein des unités de ces corps d’armée ou régions.
tracts de propagande ou la distribution d’écrits. Ou encore la distribution de matériels médicaux ou scolaires etc, pour donner une bonne image des forces US. Il s’agit ici d’un niveau tactique et les missions accomplies sont de type WHITE PSYOP. C’est-à-dire des opérations que le gouvernement américain ne démentira pas. (Les PSYOP Gray sont des opérations pouvant mettre en cause les USA jusqu’à un certain point mais qui seront démenties, les BLACK sont complètement secrètes et ne mettent jamais en cause les USA)
Le 4th PSYOP peut être utilisé au niveau stratégique, opérationnel ou tactique.
Dans les deux premiers niveau, ce sont cependant et le plus souvent des agences de renseignement qui opéreront, mais éventuellement soutenues par des unités militaires.
Ils utilisent la propagande, la désinformation, la mauvaise information, l’information d’opposition, les opérations spéciales.
· Le 95th Civil Affairs Brigade
La devise de cette unité est « conseiller, aider, stabiliser »
La 95ème brigade n’est pas la seule unité dont la spécialité sont les affaires civiles. Nous y reviendront plus tard.
Les unités CA ( Civil Affairs) trace leur origine à la seconde guerre mondiale, plus particulièrement au 95th Military Government Group, qui fut crée en août 45 pour être déployé au Japon.
La mission des CA est de supporter le commandement militaire en faisant la liaison entre les autorités civiles et les autorités militaires.
Ils ont également pour mission d’assister les autorités locales à mener leur mission de contrôle et d’administration à bien, voire de les remplacer au cas où ces autorités civiles seraient détruites.
Ils établissent également des plans afin de réaménager des zones en commun avec les autorités locales, école, routes, réseau électrique, … Ils vérifient ainsi la bonne marche des projets réalisés et orientent les états-majors à protéger tel ou tel endroit, bâtiment, etc, vital au développement en concordance avec les objectifs militaires.
Toutes des personnes spécialistes dans des domaines nécessaires au maintien d’administration et sont réparties dans des unités de réserves sous commandement de l’USACAPOC(A) ; US Army Civil Affairs and Psycholocic Operation Command (Airborne). Ces soldats des CA sont ainsi des réservistes mobilisables en cas de conflit ou de déploiement suite à un désastre pour lequel les USA apporteraient leur aide.
Les 4% restant font partie de la 95ème CIVIL AFFAIRS BRIGADE. Stationnée à Fort Bragg, il s’agit d’une unité d’active placée sous le commandement de l’USASOC (US Army Special Operations Command)déployable rapidement.
Elle comporte 3 bataillons à 6 compagnies.
Les hommes qui la compose sont des spécialistes des régions où ils sont amenés à agir en conseil et en orientation des opérations menées par l’USASOC
Dans le prochain article nous commencerons à voir les différentes unités qui se trouvent sous le commandement du NAVSPECWAR COM, Le Naval Special Warfare Command.
Nous y parlerons donc des célèbres SEAL’s
October 19 La dernière guerre magazineLe magazine "La dernière guerre" est un magazine encyclopédique bimestriel.
Il a la particularité de traîter de sujets qui se passèrent mois pour mois 70 ans avant sa parution.
Ainsi, le premier n° septembre-octobre 2009, traîte des événements de septembre-octobre 1939, donc l'entrée en guerre.
Lien vers le site du magazine : http://www.derniere-guerre.com/ June 19 Marshalling area 2009L'un des groupes dont je fais partie, le PTO Remember Group, s'est rendu le WE des 1, 2 et 3 mai au camp Marshalling Area à Florennes.
Le PTO remember Group a pour vocation de commémorer les combattants US sur le théâtre d'opérations du Pacifique.
Nous représentons le corps des Marines, l'infanterie US army, l'US Air force, et les membres des forces navales.
Ce camp est organisé cahque année par les Compagnons du souvenir des alliés.(http://www.compagnonsdusouvenir.be)
Nous y avons obtenu le 3ème prix pour la qualité de notre reconstitution. Félicitations à nos amis russes et de la 3rd amored division qui ont respectivement obtenus les 2émes et 1 er prix.
Nous remercions les organisateurs pour cet excellente manifestation.
Toutes les photos sont sur le site du PTO Remember Group : www.ptoremembergroup.spaces.live.com
May 29 In memoriamMay 15 Tech 4 Robert Francis FULLOM B Co/507pirRobert Francis FULLOM est né le 29 janvier 1918 à Corry, Pensylvanie. Lui et sa sœur Virginia suivirent leurs parents, Francis et Hildur, à Erie, ville industrielle bordant le lac Erie qui fait la frontière avec le Canada, en 1925. Il épousa Jean Kuhn. De leur union est né un fils, Eric Le 25 février 1942, Il reçut sa mobilisation et se présenta le lendemain, date à laquelle il fut reconnut apte au service. Dés lors il fut affecté à la 1301st service unit stationnée en Pensylvanie, d’où, après avoir suivi des examens médicaux, il fut envoyé au centre d’entraînement d’infanterie de Camp Croft en Caroline du Sud en tant que Private. Il arriva au Cammp Croft en date du 11 mars 42, date à laquelle il fut affecté à la compagnie D, 26ème ITB (bataillon d’infanterie d’entraînement)8ème régiment jusqu’au 22 mai 42, date à laquelle il fut affecté à la compagnie C de ce même bataillon. Le 26ème ITB était un groupe d’entraînement aux fonctions de communication de commandement d’un bataillon. Radio, téléphone, pose et réparation de ligne, codage, signaux visuels, utilisation de pigeons voyageurs entretien du matériel de communication, etc. Le private FULLOM suivit une formation d’opérateur radio. Le 18 juillet 42, il fut assigné à la Fox Co, 2nd Bat, 1st airborne training regiment à Fort Benning, Georgie. Le 20 juillet, le 507th PIR était activé. Le Private FULLOM fut affecté le 12 septembre à la compagnie QG du nouveau régiment parachutiste. Le 9 novembre, sa femme Jean, donnait naissance à leur fils Eric. Le private FULLOM suivit le régiment à base aérienne d’Alliance, Nebraska le 20 mars 43. Le 1er juillet 43, il eut sa première permission de 15 jours depuis son incorporation. Permission pendant laquelle il vit certainement son fils pour la 1ère fois, en tout cas souhaitons le. En octobre 43, il reçut une promotion et devint Private First Class. Fin novembre, le régiment voyagea par train vers Camp Shanks, état de New York. Le train fit une halte non annoncée à Erie pour que les hommes puissent se délasser les jambes. Quelle ne fut pas la surprise de Robert FULLOM de découvrir qu’il était dans sa ville. Impossible à savoir, mais espérons qu’il eu le temps de se rendre chez lui ou au moins de contacter les siens. Le régiment arriva à destination le 23 novembre, date à laquelle le Private First Class FULLOM fut affecté à la compagnie Baker. Le régiment resta là 2 semaines, après quoi il fut transféré à fort Hamilton, Brooklyn en attendant l’embarquement pour la traversée de l’Atlantique. Ce fort défendait historiquement les installations portuaires de New York. Il s’y trouve toujours une garnison à l’heure actuelle. Le Pfc FULLOM fit la traversée vers l’Angleterre à bord du Strathnaver (bâtiment de la P&O qui fut réquisitionné pour la durée de la guerre et qui participa, entre autre, aux débarquement d’Afrique du Nord et en Italie) et débarqua à Liverpool le 16 décembre 43. D’Ecosse,le 507 fut transféré en Irelande, à Portrush, où les hommes subirent de nombreux entraînements y compris des sauts de nuit. En février 44, FULLOM fut promu au rang de Tech 5, caporal technicien. En mars 44, le régiment fut déployé prés de Nothingham, dans un camp de pyramidales partagées par des groupes de 6 hommes. Là, le Tech 5 FULLOM suivi les entraînements de préparation à l’invasion. Lecture de carte, exercice sur le terrain, leçons d’allemand et de français, premiers secours et enfin particpa le 12 mai à la manœuvre dénommée Eagle. Une répétion générale de la 82ème airborne pour le d-day. Le 27, peu avant le jour-j, il fut promu au ran de Tech 4. Le lendemain, la Compagnie QG du régiment et celles du 1er bataillon et des compagnies A,B et C se rendirent à Fullbeck. Là, les membres des compagnies de commandemnt, don FULLOM, étudièrent les cartes et maquettes des objectifs qui leur étaient attribués. Le 3 juin, FULLOM aida à accrocher les containers au C47 auquel il était affecté. L’après-midi du 4, FULLOM et les autres membres de son stick s’équipèrent, comme tous les autres parachutistes avant qu’on ne leur apprenne que le départ était postposé au lendemain en raison du mauvais temps dur leur cible. Le 5 juin, tard dans la nuit, FULLOM embarqua finalement vers son destin. A 11H50, son avion décolla. Le 15 juin, il fut déclaré mort. L’expérience personnelle du Tec 4 FULLOM entre le 6 juin et le 14 juin, date à laquelle il fut tué n’est pas connue. On sait cependant qu’il fut parachuté à proximité de Ste-Mère Eglise à 2h30 du matin et qu’il fut tué dans la nuit du 14 prés du Village de La BONNEVILLE. Village sur la route de la 82ème dans son offensive du 14 vers Saint-Sauveur le Vicomte. Il avait écrit une lettre à ses parents le 7 juin dans laquelle il leur disait avoir pris part à l’invasion et qu’il se portait bien. On ne peut que supposer, mais il est est fort à parier que le Srgt FULLOM après avoir atterri près de St-Mère Eglise, soit réussi rapidement à rejoindre son unité, puisque la drop zone T assignée à son régiment n’était pas très loin, soit il rejoint une unité mixte composée de parachutistes isolés se regroupant. Dans l’un ou l’autre cas, il rejoignit son unité avant l’offensive du 14 juin sur St-Sauveur. Il fut décoré de la Purple heart,de la croix de guerre fançaise (unité), de l’ETO campaign medal, de la bronze star avec tête de flèche, le WWII Honorable Service Lapel Button, le brevet de parachute, le CIB et la DUC. Sources : http://www.rootsweb.ancestry.com/~paerie/military/WarDeadWWII.htm http://en.wikipedia.org/wiki/Erie,_Pennsylvania http://en.wikipedia.org/wiki/Fort_Hamilton,_Brooklyn http://www.hamilton.army.mil/index.htm http://www.poships.co.uk http://www.ww2-airborne.us http://www.6juin1944.com/snafu/dday.php http://www.sproe.com http://www.normandie44lamemoire.com/fichesvilles/orglandlabonne.html http://www3.mappy.com/ http://www.507pirarchive.com/ 507 th Parachute Infantry Regiment par Dominique François aux éditions Heimdal February 18 Les housses de gourde USMCL'USMC utilise jusqu'en 1941 les housses de gourde du même modèle que l'US Army.
A savoir le modèle dismounted de 1910. Ici vous voyez un modèle habituel de housse de gourde du modèle 1910. Remarquez le surpiquage vertical de 7 coutures sur l'avant de la housse. La housse est doublée de déchet de laine afin de pouvoir appliquer le principe de la "gourde mexiquaine" pour conserver la fraîcheur de l'eau. Elle ferme à l'aide de 2 pressions de type lift the dot partir de 1941, le corps distribue à ses troupes son propre matériel.
Le premier modèle est du même type que le modèle army à quelques différences. La première de ces différences est la position du crochet 1910 qui est cousu plus haut que sur le modèle army. Ensuite le surpiquage vertical disparaît au profit d'un surpiquage de deux lignes horizontale au niveau des pressions. La doublure de déchet de laine disparît également. 2 types de fermeture co-existent. Des pressions lift the dot identique au modèle army ou des pressions de type Durable. Les deux modèles sont présentés sur cette photo. May 05 Forêt de Hürtgen Mini-trip à la frontière Belgo-AllemandeMINITRIP DANS LA REGION DE LA FORET DE HURTGEN A LA FRONTIERE BELGO-ALLEMANDE
Non loin de la frontière belgo-allemande, vous avez l'opportunité de visiter l'un des champs de bataille les plus méconnus de la seconde guerre mondiale lors d'un minitrip d'une journée.
Surnommé l'enfer vert, l'océan de verdure ou plus sinistrement l'usine de mort, la forêt de Huertgen fut le théâtre d'une des plus féroces batailles de la seconde guerre entre les forces US et allemandes.
Etant parti un peu à l'aventure, je n'avais que de maigres informations, en effet la plupart des sites sont en allemand, et ne maîtrisant pas la langue de Goethe, j'avais un peu de mal. Si vous êtes dans le même cas et que vous hésitez à partir visiter la région, peut-être ces quelques renseignements vous seront-ils utiles ?
1/ Le voyage commence par le Vogelsang. A quelques kilomètres de Einrhur, Voglesang était une forteresse de béton armé construite dans les années 30 pour élever les junkers. Bâtie sur le flanc d'une colline, "l'ordensburg", comme il était appelé était une "ferme" d'élevage de jeunes nazis, idéal racial qui gouverenerait le monde après la guerre et entièrement éduqué selon la philosophie nazie.
Le style architectural et les emblêmes encore présents ne trompent pas sur la destination de cet édifice. L'ensemble est construit en terrase et surplombe le lac d'Urft. Lac artificiel créé par le barage qui retient la rivière Roer et qui était l'objectif de l'offensive à travers la fôret de Huertgen.
Vue aérienne du Vogelsang
Après la guerre l'ensemble fut repris par l'armée anglaise et en 1950 deveint une base militaire belge en Allemagne.
La visite est uniquement en Allemand et se fait à 11 heure et 14 heure. Un parking est disponible gratuitement mais à 2 Km de l'entrée. Sinon comptez 3 euros. Vous pouvez également visiter librement, car une série de panneaux explicatifs jalonnent le parcours.
2/ Après Vogelsang, prenez la direction de Monschau (si vous avez le temps visitez cette ville médiévale très jolie vaut vraiment le détour)
Suivez ensuite la direction Simerath, puis Lamersdorf et ensuite Vossenack. Attention au sortir de Monschau, ouvrez l'oeil car jusque Lamersdorf vous croiserez à plusieurs reprises les fameuses dents de dragon qui couraient tout le long de la ligne siegfried. L'endroit où vous les verrez sans nul doute le mieux c'est à l'entrée du village de Lamersdorf car elles sont complètement déboisées, alors que presque partout ailleurs les bois les cachent. Arrivé à Vossenack juste avant l'entrée du Village, sur la route K36, vous trouverez le mémorial de la 116ème panzer division aussi connue sous le nom de Windhund divisioen de par son emblème, un lévrier.
Memorial Windhund à Vossenack
Bien-sûr il ne faut pas s'attendre à voir des grands centre du souvenir américain, la plupart des sites de souvenir US sont assez discrets mais ils sont bien là.
Juste à côté, vous avez un premier cimetière allemand.
3/ Entrez dans Vossenack, prenez la dernière route à droite avant de sortir du village, continuez une petit Km, direction de la piscine, et vous arrivez sur l'unique musée de la région dédié à la seconde guerre. L'entrée est très démocratique (3euros). Le musée présente une belle collection de matériel retrouvé sur place, de nombreuses photographies et quelques dioramas de bonne facture dont une cours de ferme et la reproduction du bunker sanitaire situé à Simonkall, un village voisin.
Comptez une heure de visite. Uniquement en Allemand, mais le conservateur parle anglais et pourra vous renseigner.
Dans la première salle, prenez particulièrement attention à carte située dans le coin gauche, elle comporte tous les points des différents endroits où un mémorial est dressé pour un homme ou une unité.
Vossenack Museum
site web du musée : http://www.huertgenwald.de/hwmuseum.html NB : le bunker sanitaire est visitable sur demande si ouvert. 4/ à la sortie de Vossenack, direction Hurtgen, vous avez sur votre gauche le second cimetière militaire allemand qui contient outre les tombes militaires, les dépouilles des civils morts après la guerre des suites de blessures avec des munitions non explosées, ainsi que celles des démineurs qui perdirent la vie après la guerre. 5/ Passez le village d'Hurtgen, direction Kleinhau, arrivé à l'entrée du village, prenez la première à gauche continuez une borne, vous arrivez au début de la forêt, là il faut marcher pour se rendre au mémorial de la 4ème DI 6/ Revenez sur vos pas, repassez la grand route et dirigez vous vers Bergstein, une fois dans le village, prenez la première à gauche, direction Burgberg. Le Burgber est une colline, à l'époque désignée Hill 400 qui domine toute la région, les allemands y avaient installé une position d'observation. La colline fut prise par les Rangers du Second bataillon. La montée en touriste est déjà pas mal, alors avec un peu d'imagination, on arrive à se représenter la scène à l'époque Vue lointaine du Burgberg Arrivé presque au sommet sur votre droite, arrêtez vous un instant devant une croix. Elle marque l'emplacement d'un homme de la 8ème division d'infanterie tombé là en décembre 44 et dont le corps ne fut découvert qu'en 1988. 7/ Il est temps de rentrer, et au retour c'est l'opportunité de faire un petit arrêt au cimetière américain de Henri-Chapelle. 8/ En reprenant la route vers l'autoroute, à quelques centaines de mètres du cimetière, vous verrez un obélisque marqué du patch au grand un rouge. Arrêtez vous un instant pour un dernier petit hommage à ces hommes dont le chemin qu'ils ont à l'époque parcouru est aujoud'hui jalonné de ces obélisques, depuis la Normandie jusqu'en République Tchèque. Celui-ci suit celui installé à Mons.
Conclusion :
Tout ceci devrait vous prendre une bonne journée. Il vous est loisible de vous rendre en forêt pour voir différents bunker, ruines et foxholes, mais un jour ne sera pas suffisant. Je mettrai prohainement une carte de ces bunkers.
Côté pratique, si vous désirez rester plus d'un jour, il y a un nombre impressionnant d'hotels dans la région qui est très touristique. (je vous coneille le Jagersruh à Konzen) Munissez vous d'un guide allemand, car peu de personnes parlent français, si vous maîtrisez l'anglais, vous devriez vous en sortir.
Je mettrai très prochainement quelque photos dans l'album photo.
March 01 The Great Raid
The great raid retrace l'histoire du 6ème bataillon de rangers lors de son raid sur le camp de prisonnier près de la ville de Cabanatuan, dans les Philippines.
Devant l'avance américaine, le Général Krueger craignait que les Japonais ne liquident les 500 prisonniers de ce camps, comme ce fut le cas par exemple à Palawan, où seulement 11 prisonniers sur les 150 survécurent au massacre en se cachant.
Devant ce risque, le Général Krueger fit appel aux deux unités spéciales dont il disposait. Les alamo Scouts (le team Nellist sous les ordres du Lieutenant du même nom)
et le 6ème bataillon de Rangers . Les Scouts ouvrirent la route aux Rangers qui parcoururent plus de 50 Km derrière les lignes japonaises. 2 groupes de guerieros philippins, sous les ordres des Capitaine Pajota et Joson placèrent des barrages pour éviter tout renfort vers le camp.
Sous les ordres du Colonel MUCCI et du Capitaine Bob Price qui avait conçu l’opération, les rangers prirent le camp d’assaut.
Col MUCCI & Cpt PRICE
Ils libérèrent ainsi 511 prisonniers de guerre américains.
Le film retrace assez fidèlement l’histoire, l’uniformologie est fort bien respectée, les prisonniers portant des uniformes de début de guerre contrairement aux Rangers qui portent l’HBT modèle 43. Dans la réalité, ce fut même un problème car certains prisonniers, dans la nuit ne connaissant absolument ce genre d’uniforme durent être sortis de forces. N’oublions pas qu’à l’époque où ils furent fais prisonniers, l’arme de dotation était le Sprignfield M1903 et le casque l’US 17.
Enfin, c’est un bon film, certains passages sont assez violents, mais il vaut la peine d’être dans votre vidéothèque.
January 07 Des camps de concentration aux USACAMPS DE CONCENTRATION AUX USA
Le sujet peut paraître étrange. Pourtant, les Etats-Unis d’Amérique ont créé durant la seconde guerre mondiale un ensemble de camps de concentration pour regrouper et détenir les américains d’origine japonaise et les immigrants japonais.
Cet état de fait est connu mais on en parle peu. Pourtant le pays des libertés enferma non seulement des citoyens étrangers qui n’avaient pas obtenu la nationalité, mais également ses propres citoyens, d’ascendance japonaise.
Ceci peut choquer, mais pourtant ces camps existèrent. La raison de leur création était essentiellement préventive. Cela signifie que pour éviter le sabotage et l’espionnage, on préféra interner des milliers de familles.
Pour rappel, c’est le même principe qui fait que les juifs furent enfermés en Allemagne. Le principe était que, dans l’esprit parano-sociopathe de leurs futurs assassins,les juifs constituaient une menace contre l’état, mieux valait les enfermer avant qu’ils ne passent à l’action. Même s’ils étaient innocents, mieux valait que ces pauvres bougres soient enfermés avant de devenir des criminels. Il en allait de même pour les contestataires, les communistes, les philosophes,… enfin toutes personnes pouvant un jour s’opposer au régime. Du moins, c’est l’argument qui était présenté.
Mais là s’arrête la similitude. Si ces américains d’origine japonaise étaient des américains loyaux, enfermés « pour la cause », ils n’eurent pas à supporter ce que les victimes du régime nazi eurent à subir.
En effet, le terme « camp de concentration » est depuis la deuxième guerre mondiale, synonyme de massacre, d’holocauste, de bassesse humaine appliquée sur des humains. Aujourd’hui, ce terme évoque inévitablement souffrance et mort à cause de l’industrie meurtrière d’un régime dictatorial administré par l’engeance de l’humanité.
Or originellement, le terme concentration n’a rien d’aussi effrayant et péjoratif.
Tournons-nous vers le dictionnaire pour une définition précise. · La concentration est l’Action de réunir en un centre ou sur un point (idée de direction) ce qui est primitivement dispersé; état de ce qui est ainsi réuni. · Camps de concentration : Camps qui, dans certains régimes, servent de lieux de détention des prisonniers de guerre, des adversaires idéologiques ou, parfois même, de populations civiles qui inquiètent ou gênent le pouvoir. ·
Une preuve s’il en faut que la démocratie, même si elle n’est pas parfaite est un bien meilleur système politique.
Par cet acte, il permet de consigner des personnes appartenant à un groupe ethnique pour prévenir tout risque de sabotage et d’espionnage. Cette décision étant prise par les responsables militaires
Dans la foulée il signe l’exécutif order n° 9012. Par cet acte, il décrète la création du War Relocation Authority. Une agence civile chargée de gérer la relocation et l’internement des personnes d’ascendance japonaise.
Il y eut bien-sûr de grands opposants à ces actes, et non des moindres, Eleanor Roosevelt elle-même, J. Edgar HOOVER qui n’était pourtant pas un grand défenseur des droits civiques, Milton S. EISENHOWER, le propre boss du War Relocation Authority. Il écrivit dans une lettre : “when the war is over and we consider calmly this unprecedented migration of 120 000 people, we as Americans are going to regret the unavoidable injustices that we may have done.”
Mais rien n’y fit, et ROOSEVELT continua le projet et l’armée, dans l’ouest des USA, décida de déplacer les Japonais vivant sur toute la côte Ouest et en Arizona. (Cfr photo ci-contre : les instructions émanent du commandement militaire de la zone géographique de l’Ouest.)
En fait, l’executive order n° 9066 ne concernait pas que les Japonais, il concernait toutes les ethnies originaires des pays contre lesquels les USA étaient en guerre, y compris les Italiens et les Allemands. Mais vu la proportion de ces communautés dans la population des USA, cel aurait posé un très gros problème. Pour rappel, 40 % de l’armée des USA étaient constituées de personnes d’origines allemands.
Le gros problème pour l’Etat-major américain était une grosse crainte d’une invasion de la côte Ouest par les Japonais. Les différences culturelles, la non compréhension due à la différence de langage créèrent une crainte de collaboration de la population japonaise avec leur pays d’origine au sein des hautes sphères.
Il fut donc décidé de restreindre l’accès à tous les états de l’ouest et à l’Arizona du Sud aux personnes d’ascendance japonaise.
10 sites furent choisis pour implanter les centres de relocation pour Japonais évacués : ·
· Granada, colorado · Heart Mountain, Wyoming · Jerome, Arkansas · Manzanar, Californie · Mindoka, Idaho · Poston, Arizona ·
· Tule Lake, Californie · Et Rohwer, Arkansas.
Cependant peu d’entre eux avaient la possibilité de migrer vers cette région, aucune connaissance, peu de moyens, crainte d’être isolés… Certains après avoir choisi cette option préférèrent même revenir vers les centres après avoir été malmenés par des américains n’acceptant pas la présence de Japonais.
Le nombre de personnes déplacées varie selon les sources entre 110.000 et 140.000 personnes. Nous retiendrons le chiffre de 120.00 qui est le plus souvent cité dans la littérature et par Milton EISENHOWER lui-même dans l’extrait de sa lettre ci-dessus.
62% des évacués étaient des Nisei, des américains d’origine Japonaise de seconde génération, et des Sansei, des américano-japonais de troisième génération. Ces personnes étaient donc nées aux USA et avaient la nationalité américaine. Les 38% restant étaient Issei, des japonais de 1ère génération ayant obtenu la nationalité américaine et les des Japonais résidents aux USA mais n’ayant pas obtenu la nationalité.
De même, les américains d’origine japonaise, ou quelque soit leur origine d’ailleurs, étaient traduits devant un tribunal, et jugés pour traîtrise. Nous voyons donc que les évacués d’origine japonaise vers les centres de relocation n’avaient commis comme unique faute, que d’avoir un ascendant japonais.
L’extérieur du centre était quant à lui gardé par un détachement de police militaire. Ce détachement pouvait être appelé à l’intérieur du camp en cas de besoin, mais sans appel du responsable interne du camp, il ne pouvait y entrer.
De même, des magasins privés s’installèrent dans l’enceinte des centres, les évacués y trouvèrent bien-sûr de l’emploi, mais aussi des fournitures que le WRA ne fournissait pas. En effet le WRA fournissait 3 repas par jour par personne. L’armée fournit des biens comme des couvertures et chaque camp disposait d’un centre de la croix rouge pour venir en aide à ceux qui le demandaient.
En plus de cela, le WRA devait assurer un enseignement secondaire conforme aux standards en vigueur à l’époque. Pour faire des études supérieures, les jeunes pouvaient quitter le camp mais pour étudier dans des zones non restreintes. Le WRA fournissait également des soins médicaux équivalant à ce qui se trouvait ailleurs aux USA
En plus de tout cela, des loisirs étaient organisés. L’un des sports les plus pratiqués fut le Basket, nécessitant peu d’infrastructure, ce sport devint vite un rendez-vous dominical pour les évacués.
Des infrastructures étaient également développées pour la pratique des cultes. Le plus souvent il s’agissait du culte catholique ou du bouddhisme.
Un logement était attribué à chaque famille. Le camp était divisé en bloc de 36 baraques, chaque baraque était divisée par des parois laissant un espace d’un peu moins de 50 m² par famille. Sachant que les familles étaient en moyenne composée de 4 à 6 personnes, ce n’est pas extraordinaire. De plus les parois n’atteignaient pas le faîte du baraquement ce qui ne laissait que peu d’intimité aux gens.
Les baraquements n’étaient pas équipés en sanitaires. Chaque bloc avaient un mess et des sanitaires commun. Chaque bloc rassemblait en moyenne 250 personnes.
Un députation fut mise en place au sein des centres pour représenter les évacués auprès du WRA.
On le voit donc, les conditions de vie de ces personnes étaient loin d’être comparables avec ce que les Allemands appliquèrent comme traitement dans leurs camps d’extermination, ou même de travail.
Mais tout n’était pas rose et violette. Il fallait penser à faire des réserves de nourriture continuellement et à ne pas perdre ses biens à l’extérieur du camp.
Mais pour beaucoup, il fallu redémarrer de zéro lorsqu’ils furent relâchés.
Accepteriez-vous de tout quitter pour vivre avec votre famille dans 50 m² pour le bien du pays ?
De même les 140.000 japonais vivant à Hawaï, qui contrairement à la côte Ouest fut attaqué, ne furent jamais ennuyés.
Néanmoins, les évacués acceptèrent cette situation avec beaucoup de stoïcisme. Aucun incident de révolte ne fut enregistré. Ils étaient tous soucieux de montrer leur loyauté aux USA.
Pour ce faire nombreux furent les jeunes qui s’engagèrent dans l’US Army. Ils furent regroupés dans le 442ème regimental combat team. Cet article n’a pas pour but de parler de ce régiment, mais il me semble indispensable de l’évoquer. Le 442ème fut déployé sur le front européen. Durant son engagement, il devint l’unité la plus décorée de l’armée des USA, avec pas moins de 21 médailles d’honneur, 52 distinguished service cross, 1 distinguished service medal, 560 silver star, 4000 bronze star et …9486 purple heart. L’unité utilisa 314% de son effectif. En faut-il plus pour montrer la détermination de ces hommes ?
Pour en revenir aux centres, en juillet 1945, les restrictions géographiques furent levées et les internés purent quitter les camps. On leur donna 25$ et une ticket de train. La majorité retourna dans les zones d’où elles avaient étés exclues.
Le Gouverneur du Colorado, Ralph CARR, fut le seul homme politique de l’époque a présenter des excuses officielles aux japonais, et cela lui coûta sa réélection mais la communauté japonaise le salue encore aujourd’hui. Dans les années 60, suivant le mouvement de l’époque, le jeunesse commença à vouloir obtenir des excuses.
En 76, le Président Ford déclara que l’internement des Japonais était « mal ». En 83, une commission d’enquête admit que les relocations étaient plus basées sur des préjugés raciaux que sur des besoins militaires.
En 88, le Président Reagan octroya 20.000$ de compensation aux survivants à être payés sur 10 ans. Les premiers paiements arrivèrent sous l’administration du Président BUSH (père) accompagné d’une lettre d’excuse du Président.
Bibliographie.
http://www.mission-base.com/manzanar/history/origins.html http://www.cnrtl.fr/lexicographie http://historymatters.gmu.edu/d/5154/http://www.sfmuseum.org December 19 Bastogne 2007Voici un petit contre rendu de notre sortie à Bastogne Vendredi: arrivée des trois premiers David, Vivien et moi. Rien n'était prévu, nous nous sommes donc rendu dans le centre après nous être tranquillement installé. Samedi: arrivée de Mathieu, Dany, Damien et Daniel juste à temps pour le départ de la marche vers 10h15. Cette marche nous a mené de Savy à Hemroule, où nous sommes arrivés juste au moment du parachutage, Champs, bivouac dans une prairie le temps de dîner et ensuite direction Withimont et retour Savy. 10 à 12 Km avec de sérieuses côtes, mais une bonne ambiance. Le soir, un repas nous était servi, un cassoulet, suivi d'une distribution de courrier. Le temps de digérer, un jeu de nuit était prévu mais tout le monds n'y participa pas, la marche dans les pattes et le besoin de repos pour la route du lendemain contribua à diminuer les rangs des participants. Cependant les particpants au jeu se sony bien dépensés.pendant ce temps l'harmonie des chasseurs composée d'harmonica prnaient vie. Pour de plus amples renseignements veuillez consulter Damien. Dimanche, nous nous sommes rendus au Bois Jacques ou nous avons fait quelques photos. Nous nous sommes ensuite retrouvés sur la place pour manger un morceau avant de partir. Avant de prendre la route, nous sommes passés au nouveau magasin militaria qui ouvrait ce week-end où nous avons eu la chance de rencontrer 2 vétérans de la easy et un du 321ème FAB.
Nous avons ensuite repris le chemin du retour.
Je tiens à remercier David, Danny, Damien, Vivien, Mathieu et Daniel pour ce super week end et la super ambiance.
Je tiens également à remercier Hugues de la BRO pour l'organisation. November 22 US SPECIAL FORCES Partie 1Une fois n'est pas coutume, nous aborderons l'actuel dans cet article.
Le sujet étant très vaste, cet article sera publié en plusieurs articles.
Les forces spéciales des forces armées américaines
United States Special Operations Forces
Les forces spéciales américaines sont nombreuses.
En effet, on en trouve dans l’US Army, l’US Navy, plus récemment dans l’USMC et l’USAF, et même chez les gardes côtes.
En fait, les forces spéciales sont issues d’une longue tradition de combat qui remonte bien souvent à la seconde guerre mondiale.
Cet article distinguera les différentes unités qui composent les forces spéciales US et un bref aperçu de leur missions respectives.
Mais tout d’abord, que sont le forces spéciales ?
Les forces spéciales sont par définitions des unités spécialisées dans le combat non-conventionnel et les opérations spéciales. Il s’agit de petites unités d’élite capable d’opérer loin derrière les lignes ennemies afin de mener des opérations de sabotage, de reconnaissance, de contre-insurrection ou d’autres mission. La plupart des membres ayant une expérience intensive du saut en parachute.
Nous parlerons donc ici d’unités d’élite, la véritable élite. Pas de compagnies de ligne, ou d’unités de ligne ayant une qualification ou un entraînement faisant de leur unité une unité supérieur mais, sans vouloir retirer à leur mérite, qui n’en reste pas moins une unité conventionnelle. Nous parlerons soldats supérieurement aguerris, car ils réalisent des missions justement non conventionnelles.
1. La création des forces spéciales.
La plupart des forces spéciales actuelles trouvent leur source ou sont les héritières d’unités formées ponctuellement, durant un conflit. Une fois le conflit, voire la mission, terminé, le groupe est dissout. Parfois reformé, pour une autre mission, quelque fois sous un nom différent pour des raisons évidentes de sécurité, pour être finalement de nouveau dissout ou être transformé en unité permanente.
Cette pratique existe depuis très longtemps, les corps francs de la première guerre, les rangers de la guerre franço-anglaise dans les Amériques,…
Beaucoup de ces unités trouvent cependant leurs origines dans des groupes formés lors de la seconde guerre.
A titre d’exemple, je citerai la très célèbre First Special Seervice Force qui est à l’origine des Special Forces Group (Bérets verts actuels). Ou encore les Alamo Scouts, une unité de reconnaissance de la 6ème US army dans le pacifique, qui est à l’origine des techniques actuelle de Long Range patrol, et dont les membres sont pour certains à l’origine du 1st Special Forces Group (Béret Verts) dont la zone d’action est le Pacific.
Il ne s’agit ici que d’éléments de l’Army, mais il y en a d’autres, dans la Navy par exemple, avec NCDU, Navy Combat Demolition Units, qui sont clairement la base des célèbres SEAL’s. Ces unités avaient pour mission d’ouvrir des brèches dans les obstacles de plage pour faciliter les débarquement.
Les Marauders chez les marines, ou leur équivalant dans l’armée, les Merril’s Marauders, du nom de leur officier commandant, qui avaient pour objectif de parcourir des centaines de kilomètres derrière les lignes ennemies pour rejoindre la Birmanie et prendre l’ennemi par surprise sur ses arrières.
On pourrait encore en citer des dizaines, Task Force 11, les underwaters demolition team, les bataillons de rangers, etc.
2. Commandement des forces spéciales
Chaque branche des forces armées US ont des forces spéciales. Si l’Army a le plus grand nombre d’unité de forces spéciales, la navy, l’USMC, l’air force, et même les coast guard, ont des unités classées forces spéciales.
Chacune de ces branches a un poste de commandement des forces spéciales, chaque poste étant capable de gérer ses propres opérations. Par contre, dés que des unités de diverses branches sont impliquées, c’est le USSOCOM( United States Special Operation COMmand), qui est une sorte de QG interarmes, qui commande les opé. Ce QG chapeaute tous les autres QG propres à chaque branche des forces armées US. L’USSOCOM dispose également d’unité qui sont directement sous son commandement.
Voyons plus dans le détail les divers postes de commandement, nous verrons les unités qu’ils ont sous leur commandement plus tard
United States Army Special Operation Command
Il s’agit du poste de commandement des opé spéciales de l’US Army dont dépendent les forces spéciales de l’us army.
L’us army disposent d’autres unités spéciales mais qui sont directement sous les contrôle du USSOCOM, que nous détailleront plus tard.
L’USASOC est dirigée par un Lieutenant General, actuellement le Lieutenant Général Robert WAGNER
L’USASOC est basé à Fort Bragg en Caroline du Nord. Créé en 1918, du nom du Général Bragg, héros de la guerre civile.
United States Naval Special Warfare Command
Le commandement des forces spéciales de l’US Navy.
Basé à San Diego, à la base navale amphibie de Coronado.
Le commandement est attribué à un Rear Admiral
US Marines Corps Special Operations Command
Créé en 2005, le corps des marines n’a fourni des unités pour les opérations spéciales qu’assez récemment.
Auparavant, le corps des Marines ne désiraient pas fournir ses unités d’élite, notamment les unités de reconnaissance, craignant que cela ne déforce son commandement.
Depuis les attaques du 11 septembre 2001, les choses ont évolués et le MARSOC a été placé sous le commandement de l’USSOCOM comme les autres composantes des forces armées US.
Le MARSCOC est basé à Camp Lejeune en Caroline du Nord et est dirigé par le Major General Denis J HEJLIK
Air Force Special Operations Command.
Basé à Hulburt Field, Floride, le AFSOC est commandé par le Lieutenant General Michael WOOLEY
United States Special Operations COMmand
C’est le quartier général des opé spéciales des forces armées US.
L’USSOCOM est basé à la base aérienne de MacDill à Tampa, Floride et est dirigé par l’Amiral Eric OLSON. Depuis sa création, l’USSOCOM a été dirigé par 6 Généraux (US Army), 2 Amiraux (US Navy) et 1 Général (US Air Force). Les Marines n’ayant intégré les forces spéciales que très récemment, aucun officier du corps des Marines n’a jamais dirigé l’USSOCOM
L’USSOCOM chapeaute et intègre tous les commandements que nous avons vu précédemment. Chacun de ces commandements est capable de diriger sa propre opération, sous l’égide de l’USSOCOM, mais dés que diverses branches sont mobilisées, ce qui est très souvent le cas, l’USSOCOM dirige les opérations, les commandement inférieurs conservant leur rôle administratif et logistique.
Au sein de l’USSOCOM, on trouve le Joint Special Operation Command (JSOC) qui est un commandement particulier, ayant des unités de manière plus ou moins permanente à sa disposition et dont l’activité première serait le contre-terrorisme. Nous verrons ces unités dans le point suivant.
3. Unité des forces spéciales.
Dans cette partie, nous verrons les différentes unités qui constituent l’ensemble des forces spéciales américaines.
Elles seront présentées par branches de service, army, navy, air force, us marine corps et coast guard. July 07 Le corps des marines américains USMCVoici la première partie d'un article que j'ai écrit il y a peu pour la revue de mon club.
Qui sont les marines ? Ce terme semble parfois mystérieux ou tout au moins incompris. En effet, il n’est pas rare d’entendre ce mot utilisé à mauvais escient, ou ne pas l’entendre alors que ce devrait être le cas. Par exemple, encore récemment, je voyais des images des combats en Irak, et le commentateur belge disait que les marines livraient de durs combats. Les images montraient des hommes de la 1ère division d’infanterie, autrement dit de l’armée. une autre fois ce fut l’inverse. Ce genre de méprise n’est pas rare. Pour le grand public, européen, les marines sont souvent cofondus avec les soldats. Qui sont-ils les uns par rapport aux autres ? Les «marines» sont-ils dans la marine (us navy) ? Dans l’armée de terre ? Comment se fait-il que les marines aient des avions ? Ont-ils des ramifications dans l’air force ?... Des questions de ce type sont courantes sur les forum qui traîtent des forces armées américaines. La réponse est pourtant simple, les marines ne sont rien de tout ça ! Ils ne sont ni dans l’armée de terre, ni dans l’aviation, ni même dans la navy. Et pourtant, ils naviguent sur les mers, combattent à terre, et pour certains pilotent des avions. En fait, cette confusion chez les européens, et plus particulièrement chez les francophones, vient de la traduction que l’on fait des termes militaires amércains. Ainsi chez nous, le terme «armée» dans sa généralité, englobe toutes les composantes militaires. A savoir pour la Belgique, l’armée de terre, la marine Royale , l’armée de l’air et la composante médicale. Le mot «army», aux USA, signifie armée de terre, et pas l’armée dans son ensemble. En effet, l’ensemble des composantes est appelé US armed forces. Ces différentes composantes sont (l’ordre n’est absolument pas une marque d’importance ou de subordination): - l’US army : armée de terre, - l’US navy : la marine, - l’USMC : l’US Marine Corps, corps des marines, - l’USAF : US Air Force, l’armée de l’air, créée en 1947, auparavant elle était intégrée à l’US army - l’USCG : US Coast Guard, les gardes côtes. Nous voyons donc que le corps des marines est une composante à part entière des forces armées américaines, au même titre que l’armée de terre, que l’aviation ou même que la marine. Une autre source de confusion linguistique, est le terme anglais «marine» en lui-même. En français, ce mot désigne la composante navale. Sa traduction en français serait plutôt : infanterie de marine Par cette traduction, nous touchons à la mission profonde du corps des marines. Le rôle de l’infanterie de marine étant - de par sa mission - tellement lié à la navy, la confusion n’en est que plus grande. De plus, la navy, l’USMC et l’USCG sont tout trois regroupés sous la houlette du Secrétaire d’Etat à la Marine, alors que l’army et l’USAF ont leur propre Secrétaire d’Etat Pour illustrer ce lien, je reprendrai les termes d’un marine de mes amis «J’adore la navy, ils nous mènent en bateau partout où on doit se battre !» La distinction faite et le Corps replacé dans l’organigramme des forces armées US, je vous propose un petit historique du corps des marines. Bien-sûr, un article ne peut être que des plus réducteurs, ceci nécessiterait une encyclopédie en 30 volumes, mais cela nous permettra d’apprécier l’engagement du corps, quelques unes de ses traditions et pourquoi il est aujourd’hui devenu un mythe. 1. LA NAISSANCE DES MARINES Toute nation ayant une armée développée possède des fusiliers marins. Si l’organisation est différente et si les conflits modernes les ont amenés à être différents de par leur implication dans les dits conflits, à la base, ils ont tous une mission similaire. A savoir : combattre sur des navires. En fait le concept n’est pas nouveau, il remonte même à la nuit des temps. Depuis que les hommes naviguent, et depuis qu’ils se battent sur les mers. Si en jouant au Trivial Pursuit, une question vous demande ce que les marins phéniciens de l’antiquité ont apporté au monde ? Ne répondez pas l’alphabet. Répondez les Marines ! En effet, ces commerçants navigateurs qui commerçaient sur tout le pourtour méditerranéen dés 3000 ans av. JC avaient déjà créé les marines. Ou en tout cas leur équivalant antique. Leurs navires étaient dotés d’un contingent de quelques hommes dont le talent était le combat, et pas la navigation. Si les marins combattaient également, ces «marines» étaient la première ligne d’attaque, ou de défense. Ils étaient des professionnels du combat avant tout. Les matelots des proffessionnels de la mer avant tout. C’est exactement dans cet esprit que les premiers marines furent recrutés. C’est en s’inspirant des Royal Marines anglais que les USA naissant créèrent leurs US marines. La plupart des nations importantes étaient déjà dotées de telles unités. L’Espagne avaient créé son infanteria de marina en 1537,leur nom était Compagnies Des Vielles Mers de Naples ; Le Portugal en 1621 avec le Régiment Maritime de la Couronne du Portugal ; la France en 1622 avec les Compagnies Ordinaires de la Mer, fondée par Richelieu Les premiers marines anglais portaient le nom de Régiment Maritime à Pied du Duc d’York et d’Albany, régiment fondé en 1664. Avec la guerre d’indépendance, les USA se munirent d’hommes dont la mission étaient de défendre leur flotte contre les abordages anglais et aborder les bâtiments ennemis. Ainsi, des unités furent créées de manière désordonnée, souvent à l’initiative d’officiers de la navy. Le 10 novembre 1775, est la date d’anniversaire du Corps des Marines. C’est à cette date que le congrés constituera 2 bataillons de «Continental» Marines pour servir comme infanterie embarquée à bord des bâtiments de la flotte. Un homme, Samuel Nicholas fut promu au rang de Major, et commença à recruter des marines dans une taverne de Philadelphie, alors capitale des séparatistes. Le prorpiétaire de la Taverne, Robert Mullan deviendra Capitaine La plupart des Marines d’alors devaient être des marins afin de pouvoir servir en tant que tel sur les navires sur lesquels ils étaient placés en plus de leur mission de combat May 10 D-DAY NORMANDIE 2007NORMANDIE 2007
Notre groupe sera présent cette année encore en Normandie.
Nous serons quelques uns à faire le déplacement du 2 au 7 juin.
Nous serons à Surrain, proche de la localité de Colleville-sur-Mer.
Nous particperons à la marche des paras le 3 juin, nous ferons des shooting photo, profiterons de l'occasion pour visiter quelques musées, et participerons à des cérémonies de commémoration et prise d'arme.
Le 6 juin, nous serons sur la plage d'Omaha Beach, secteur de la première division dés 06h30 du matin. N'hésitez pas à venir nous rencontrer.
Ou sur notre site www.bigredone.be
Ci-dessous quelques photos de l'édition 2006
May 03 Film reconsitution Training day
Bonjour,
Voici une vidéo qu'on a tourné lors d'un petit WE sympa.
Désolé, elle est en 4 parties car le fichier est trop lourd pour le mettre sur you tube en une seule fois.
Amicalement
Part 1
Part 2
Part 3
Part 4
February 14 Lettre d'Iwo Jima / Letters from Iwo JimaLe 23 février sort le pendant japonais de Flags of our fathers de Clint EASTWOOD, LETTRES D'IWO JIMA.
Le site officiel : http://wwws.warnerbros.co.uk/lettersfromiwojima/lettersofiwojima/framework/framework.html
February 07 Le Major General Terry de la Mesa ALLEN : CO 1st & 104th US infantry divisionLe Major General Terry de la Mesa ALLEN : CO 1st & 104th US infantry division
En préliminaire, nous vous signalons qu’il nous paraît impossible d’écrire une biographie, même aussi résumée que celle-ci, d’un homme comme le général Terry de la Mesa ALLEN sans parler des unités qu’il eut sous son commandement tant sa vie est mêlée à celle des divisions qu’il mena au combat et à celle de ses hommes. C’est pourquoi, au fil notre article, nous ne pouvons éviter de digresser vers des hauts faits d’arme des unités dont il eut la responsabilité. En effet, ces faits d’arme sont intimement liés à sa manière de conduire ses hommes au combat. Biographie résumée, car Terry ALLEN mérite certainement mieux que quelques lignes narrant son histoire, un livre complet serait sans doute mieux approprié. Le general Terry ALLEN est né la 1er avril 1888. Fils d'un colonel de l'US ARMY et petit-fils d'un colonel d'origine espagnole qui servit dans l'armée de l'union lors de la guerre civile. Il avait un défaut de prononciation, il était bègue. Il s'inscrit à l'académie militaire de West Point où il ne brilla pas. Echouant en mathématique, il dut recommencer sa seconde année pour échouer à nouveau. De plus, Allen avait un grave problème avec l'autorité, ne se pliant à aucune discipline. Il s'inscrit alors à l'université catholique de Washington, d'où il sortit diplômé en art. Son diplôme en poche, il rejoint l'armée en 1912 où il est nommé au grade de second lieutenant., le grade d'officier le plus bas, au sein de la cavalerie, au Texas. En 1918, après une série d'opérations de maintien de l'ordre, et ayant passé des examens, il est promu 1er lieutenant et enfin Capitaine au mois de mai. Au mois de juin, il est muté à une unité du train en France avec le grade de Major(commandant). Il rejoint bien vite l'infanterie. Il devait d'abord passer par une classe de formation des officiers d'infanterie. Arrivant la veille de la remise des diplômes de la promotion qui précédait la sienne, il se mit en ligne avec les officiers diplômés, et faisant semblant de rien, reçut son diplôme avec les autres. Il prit les commandes du 3ème bataillon, 358ème régiment, 90ème division d’infanterie pour l'offensive de St-Mihiel. Blessé par des éclats d’obus, il fut transporté vers l’arrière inconscient. Retrouvant ses esprits, il sauta du brancard sur lequel il était transporté pour retourner sur la ligne de front et reprendre le combat. Il y reçut la silver star. Un peu plus tard, il fut blessé par une balle qui lui traversa la bouche et brisa sa mâchoire. A peine remit de ses blessures, il revint à son poste. On dit qu'il ne bégaya plus jamais. Il resta jusqu'en 1920 avec l'armée d'occupation, où lors d’une soirée de beuverie que ses collègues dirent mémorable, il se lia d’amitié avec un officier britannique. Particulièrement loquace, sur différents sujets que tous les hommes abordent dans un état d’ébriété avancé, il partageât la boisson avec l’officier anglais. Le lendemain, ses amis lui demandèrent s’il savait qui était l’officier en question. Il s’agissait en fait du Prince de Galles. Celui-ci invita ensuite Allen pour une autre soirée bien arrosée. Allen refusa tout d’abord, inquiet de s’être déjà ridiculisé, mais fini par accepter sur l’insistance du Prince qui voyait en cet américain un personnage bien divertissant. Il fut enfin rappelé aux USA. Il se maria en 1928 Avec Mary Frances ROBINSON, ils eurent un fils en 29, Terry de la Mesa ALLEN, Jr Il suivit des cours de perfectionnement de cavalerie et partit ensuite à la Command and General Staff School pour 2 ans. Sur 241 élèves officiers, il termina 221ème. Le major de la promo fut un certain Dwight D Eisenhower. Suivant des cours d'infanterie, il atteint le grade temporaire de Brigadeer General en 1940. En effet, malgré le peu de volonté dans les études, ou dans la discipline, son dossier et ses aptitudes au commandement sur le terrain éclatait aux yeux de tous ses supérieurs et notamment, n’échappa à Georges S. Marshall, alors en charge de l’école. Il continua son service dans la cavalerie, tout en continuant à suivre des cours sur le commandement divisionnaire de l’infanterie. Il fut promu Major General en 42, et reçut le commandement de la 1ère division d’infanterie alors en manœuvre en Caroline. Son second était le Général Theodore Roosevelt Jr. Il emmena la division en Ecosse puis en Angleterre, où elle s’entraîna dur sous le commandement de Allen. Il voulait entre autre que la division puisse effectuer une marche de 40 miles en 24 heures avec l’équipement complet, une fois par semaine. Il développa de plus une série d’entraînement pour développer les tactiques de combat de nuit qu’il affectionnait tout particulièrement car elle permettait d’épargner des vies. Mais si Allen réclamait de ses hommes un dévouement total et des performances indiscutables au combat, il leur laissait une latitude, au niveau disciplinaire, qu’aucun autre officier n’aurait admit dans son unité. La 1ère division, sous son commandement, acquit vit une très mauvaise réputation. Tant au sein de l’army que des civils anglais. En effet, la distraction la plus fréquente des hommes de ALLEN, était de « libérer » l’alcool anglais et les petites anglaise. Si toutes les unités de l’US ARMY partait en chasse de pub, d’alcool et de dames, les soldats de la first avait transformé cela en sport national, et forcément, des débordements réguliers ne purent être évités. A la différence d’autres unités, on ne put maîtriser les soldats de la first. Le comportement de Terry ALLEN lui-même ne fut sans doute pas étranger à cet état de fait. En effet, ALLEN ne crachait pas sur la bouteille. Les rapports pour mauvais comportements commencèrent à affluer et remontèrent jusqu’à Ike lui-même, y compris des rapports concernant ALLEN directement. Mais la qualité des soldats formés par ALLEN, ses aptitudes personnelles à commander sa division firent fermer les yeux de l’état-major sur les frasques de la première division et de son commandant « plus haut en couleur que quiconque » pour citer Ernie Pyle, correspondant de guerre qui suivi la division en Afrique du Nord. Car si ALLEN laissait le champ libre à ses hommes, ne les fatiguait pas avec une discipline de fer, des règlements qu’il jugeait inutile, du drill qui ne servait qu’à la parade, en échange, ses hommes devaient devenir les meilleurs soldats de l’US ARMY, et pour cela, ALLEN mit en place un système d’entraînements incessants, et d’une difficulté bien au-dessus de la moyenne. C’est grâce, ou à cause de cela, que la 1ère division, ayant des résultats supérieurs à ceux des autres unités fut de facto choisie pour l’opération Torch, l’invasion de l’Afrique du Nord. Le 8 novembre 1942, la division d’ALLEN, faisant partie de la central task force débarqua à ORAN, en Algérie. Il n’y eut que peu de résistance, opposée par l’armée officielle française. Ne disposant que de faibles moyens, ces troupes cessèrent le combat au bout de 2 jours A la grande surprise de Terry ALLEN, sa division fut morcelée et dispatchée entre différentes unités britanniques. Un usage, auquel les troupes n’avaient pas été préparées, sous un commandement anglais, aux fondements foncièrement différents, de soldats qui n’avaient que peu de sens de la discipline, tous ces facteurs réunis, créèrent un ressentiment au sein des soldats qui ne remplirent leur mission que de mauvaise grâce. Cette situation créa également une mauvaise réputation des GI’s au sein des troupes anglaises qui considérèrent leurs collègues américains comme des troupes de seconde zone sur lesquelles il était périlleux de compter. ALLEN, furieux, protesta au plus haut de la hiérarchie, Ike lui promit de réfléchir à la question après qu’ALLEN se soit rendu jusqu’à son PC d’Alger. Mais avant de quitter les lieux, mécontent de ne pas avoir eu gain de cause, il prit à partie Walter BEDDEL SMITH, le chef d’état major de Eisenhower, en lui demandant « s’il s’agissait d’une guerre privée ou si n’importe qui pouvait s’y joindre ?». Cette remarque, faites sous le coup de l’émotion allait coûter cher à ALLEN dans un futur assez proche. ALLEN récupéra enfin son unité mais les choses tournaient mal pour les américains, alors sous les ordres du General FREDENDALL et qui avaient subi d’importants revers à Kasserine Pass. La 1ère division d’infanterie, enfin réunifiées sous les ordres de son chef, et utilisée à bon escient par celui qui l’avait formée, fut placée en ligne de défense à l’ouest de Kasserine. Elle subit deux attaques de panzer. Sans aucun moyen de défense anti-char, les fantassins repoussèrent à deux reprises les hommes de ROMMEL et tinrent fermement la position PATTON remplaça FREDENDALL à cette période. Entre ALLEN et PATTON, les choses allaient très mal se passer. Bien qu’anciens partenaires de polo, tous deux excellant dans ce sport, bien qu’anciens officiers de cavalerie, alors que tous deux étaient des officiers prônant une doctrine militaire offensive, Patton et Allen ne s’entendaient pas. En effet, d’importantes différences de point de vue les séparaient. Le premier, et pas des moindres, étaient la discipline. PATTON voulait appliquer une discipline de fer à ses troupes, or, nous l’avons vu, ALLEN laissait ses hommes agir à leur guise tant qu’ils faisaient leur boulot et cela pour leur assurer un bien-être, somme toute précaire en campagne. En second lieu, la rigueur de la tenue vestimentaire. Nous connaissons tous le goût de PATTON pour l’excentricité de sa tenue, casque ciré, bottes et culottes de cavalier, cravache, colts à crosse de nacre au ceinturon, etc. ALLEN, était un général soldat dans le sens le plus stricte du terme. Il n’était pas rare de le croiser dans sa tenue de combat complètement froissée, mal rasé et les cheveux trop long en bataille. Forcément, lorsque PATTON instaura des règlements du type port de cravate obligatoire même au combat, cela ne figura rien de bon à la première division. Le Lieutenant Harold MONICA, de la D Co., 18th inf. regt. se souvient : « chaque officier du 2ème corps appréhendé par les MP serait bon pour 25$ [d’amende]. J’ai entendu dire que certains ont essayé pour voir s’ils seraient pris et devraient payer. Ma cravate était un peu abîmée, mais je ne l’ai plus quittée. » Enfin, les hommes de la Big Red One détestait PATTON, et l’histoire leur donnerait bien encore l’occasion de le haïr un peu plus, mais ils aimaient leur chef, qui partageait leur quotidien. En effet, ALLEN dormait souvent par terre, ou dans un fox hole, plutôt que dans un lit bien douillet dans un PC. Les hommes aimaient leur chef car il ne leur rendait pas la vie plus insupportable qu’elle ne pouvait l’être en campagne et se souciait avant tout de leur bien-être. ALLEN ne leur demandait en fait que deux choses. Suivre des entraînements constants et des plus rigoureux, entraînements organisés dés qu’une occasion se présentait même en campagne, et faire leur boulot jusqu’au bout, sans poser de question et en obéissant aveuglément aux ordres de leurs supérieurs. En échange de ce dévouement à l’armée, leur pays et leur mission, il leur laisserait la possibilité de vivre le mieux possible durant ces heures difficiles. Voici une anecdote :Un jour PATTON passa par le QG de la première division. Après avoir discuté avec ALLEN, en sortant du PC, il vit des tranchées. ALLEN lui expliqua qu’il avait ordonné de creuser ces tranchées en cas d’attaque de la Luftwaffe pour la protection de ses hommes. PATTON qui y vit de la couardise baissa son pantalon et y urina disant alors à ALLEN « Voilà. Utilisez les maintenant ». Sans attendre, voyant là une insulte à leur chef, les hommes de l’escorte de ALLEN firent sauter la sécurité de leur THOMPSON en un « clic » suffisamment audible pour que PATTON comprennent qu’il n’était plus le bienvenu en ces lieux. Mais malgré leurs différents, PATTON avait du respect pour ALLEN et la manière dont il menait ses hommes au combat. Il savait qu’il pouvait compter sur lui et sur sa fighting first. En mars, PATTON lança son offensive contre ROMMEL. Il envoya les 9ème et 34éme division d’infanterie vers Faid et Fondouk pour attirer l’ennemi, pendant que la 1ère division blindée et la 1ère division d’infanterie devaient prendre les objectifs prioritaires : traverser Kasserine Pass, puis prendre Gafsa, un nœud routier et cité ferroviaire, et briser les lignes ennemies à El Guettar. le 16 mars 1943, la BRO s’élança vers Gafsa pour découvrir la ville abandonnée par les italiens. L’offensive continua vers El Guettar. La première division reçut de plein fouet la contre-offensive allemande menée par la 10ème panzer division, bien décidée à reprendre les lieux. ALLEN mena ses hommes à la victoire, repoussant deux contre-attaques, bombardé par la Luftwaffe, certaines positions étant parfois débordées par l’ennemi. Supporté par l’artillerie de la division et des tank detroyers, la première tint bon, repoussant les blindés allemands. Un radio de la division intercepta un message ennemi annonçant qu’une nouvelle attaque serait menée à 4:00 de l’après-midi. Cette attaque de blindé fut cependant repoussée par le commandement allemand à 4:45. Prêt pour l’attaque à 4:00, ALLEN, ne voyant rien venir, alla même jusqu’à faire envoyer un message aux allemands disant : « Qu’attendez vous ? Nous sommes prêts depuis 4:00 de l’après-midi ! Signé, première division ». A la fin de la bataille, 32 chars allemands étaient détruits, des centaines de fantassins tués et autant faits prisonniers. Il écrivit dans une lettre à son épouse : « Nous nous battons contre les meilleurs soldats allemands que ROMMEL ait, et nous avons fait notre chemin centimètre par centimètre à travers une résistance désespérée. » Dans une autre missive à son fils, il écrit encore : « Nos pertes sont sévères, mais les pertes infligées à l’ennemi sont bien pires. Les prisonniers allemands témoignent que l’efficience de l’artillerie de la première division est bien pire que tout ce qu’ils ont connu en Russie ou ailleurs ». Le correspondant de guerre Ernest Pyle écrit : « Pour vous à la maison qui croyez que la campagne d’Afrique est une partie de plaisir, laissez moi vous dire juste une chose – la première division s’est battue plus ici qu’elle ne le fit durant toute la première guerre mondiale » Les hommes menés par le General Terry ALLEN firent leur sa devise : « Nothing in hell could stop or delay the fighting first ». En avril, PATTON, laissa les rênes du 2ème corps à son second, le Général Omar BRADLEY. Malgré les pertes infligées à son unité ALLEN mena ses hommes à la poursuite des troupes allemandes et italiennes exsangues qui se rendirent e 1er mai. La 1ère division fut alors retirée de la ligne de front pour retourner en repos dans les environs de Oran. Mais arrivé à destination, ALLEN, et ses hommes devaient à nouveau faire parler d’eux. En effet, le commandant militaire de la région avait rendu la zone off limit pour la 1ère division. Cela ne posa pas de problème particulier pour les fantassins de la première. Ils libérèrent une seconde fois ORAN, et comme on peut s’en douter, leur passage fut accompagné de bars détruits, de visages tuméfiés et de maires furieux qui se plaignirent bien sûr aux autorités militaires. ALLEN, soutint ses hommes, car lui aussi trouvait totalement anormal que l’unité qui avait été à la pointe de l’assaut depuis l’engagement américain conte les troupes du Reich, soit ainsi éconduite d’un peu de repos bien mérité au profit d’unité d’arrière et bien au chaud. Encore une fois, Eisenhower ferma les yeux. En effet la prochaine étape était la Sicile et PATTON, en charge de l’assaut américain, lui avait déjà signifié qu’il n’irait nulle part sans ALLEN et ses fils de putes [sic]. Le 9 juillet, la première division, membre de la 7ème armée, à nouveau sous les ordres de PATTON, débarqua à Gela, dans le sud de la Sicile. Le lendemain matin, la Luftfeld panzer division Herman Goering contre-attaqua de toutes ses forces droit sur la première division. Son flanc gauche attaqué par la division italienne Livorno. La bataille dura 2 jours. 2 jours pendant lesquels la division blindée allemande tenta de rejeter la division de ALLEN à la mer. Une anecdote veut que ALLEN, depuis une tranchée dans laquelle il dirigeait les opérations se soit lancé à l’assaut, pistolet à la main, d’une unité allemande à portée de tir entraînant ses hommes à sa suite. A un correspondant, qui face à la situation catastrophique, demandait à ALLEN s’il envisageait un repli, il répondit que rien ne lui faisait encore penser à un repli tant que les allemands n’aurait pas dépassé sa position, … il était sur la plage et les allemands 200 mètres. Ayant repoussé les contre-attaques allemandes, ALLEN jeta ses hommes dans la brèche, pour finalement atteindre la ville de Troina au bout de 30 jours de marche forcée. Avant que la campagne ne soit terminée, ALLEN reçut un télégramme annonçant qu’il était relevé de son commandement et renvoyé aux USA. L’action de la first en Sicile fut déterminant. En repoussant les attaques de panzer, elle a évité aux forces anglaises et américaines d’être coupées en 2. En poussant directement sa contre-attaque à travers le centre montagneux de la Sicile, elle retint des forces importantes pour la défense de Troina, forces qui ne furent pas utilisées pour combattre les anglais en route vers Messine, ou contre la 3ème division d’infanterie qui combattait à Palerme. Une fois Palerme, les forces américaines purent longer la côte à toute vitesse vers Messine. Même si ce fut trop tard pour empêcher l’embarquement des troupes allemandes qui purent rejoindre en masse le continent. Il fut remplacé par le Général Clarence Huebner, d’un style totalement différent (pour résumer il était règlement, discipline et drill)et pourtant lui aussi offensif. Vétéran lui aussi de la première guerre mondiale, il était en plus vétéran de la 1ère division, mais malgré cela, il aurait bien du mal à remplacer ALLEN dans le cœur des hommes qui en voulurent énormément à PATTON qu’ils tenaient pour responsable du départ de leur chef. L’affaire, très médiatique, de la gifle faite à un soldat de la first n’arrangea pas les choses et malgré les excuses face à toute la division, les hommes de la première division n’eurent pas plus de sentiment pour PATTON que pour les allemands. Les hommes détournèrent d’ailleurs son surnom « old guts and blood » en « his guts and our blood » ses tripes et notre sang. Mais cela est une autre histoire, le chemin de Terry ALLEN se séparait de celui de la première division d’infanterie. Mais nul doute que c’est en grande partie grâce à lui que la première division fut ce qu’elle était, l’une des unités la plus ardente au combat, il marqua son empreinte sur elle comme ses hommes marquèrent de leur empreinte les plages d’Afrique du Nord, de Sicile, ou encore, mais sans lui cette fois, les sables de Normandie. Si la division fut rajoutée à l’effectif de base du d-day, c’est parce qu’elle était la meilleure unité d’infanterie de l’US ARMY de l’époque et qu’elle avait été formée par Terry ALLEN. Le Capitaine Harry BUTHCHER, porte parole d’Eisenhower; écrivit dans son journal après s’être rendu à maintes reprises dans les différents centre d’entraînement pour le débarquement : « Je suis inquiet à propos … de ces jeunes officiers que j’ai vu … Ils semblent regarder la guerre comme une grande manœuvre dans laquelle ils prennent du bon temps. Beaucoup semblent être aussi bleu que des novices puissent l’être. Comment agiront-ils dans la bataille ? … Une bonne part des colonels m’inquiètent également. Ils sont gras, gris et vieux. La plupart d’entre porte le ruban de la dernière guerre et se battent encore comme à l’époque. La première division est la seule division d’infanterie américaine expérimentée prenant part à l’assaut. » Si Huebner fut en grand chef de guerre, à la tête de la first, et sans lui enlever le mérite et l‘éclat des actions auxquelles la division prit part sous son autorité, il reprit en main l’une des unités les mieux formées de l’armée et il dit : « Personne n’aurait pu tirer de ces hommes ce que ALLEN en tira. » Le « licenciement » d’ALLEN est toujours entouré d’un part d’ombre. Il est vrai que la missive par laquelle il apprenait son renvoi aux USA lui fut remise trop tôt, et qu’elle ne devait lui parvenir que lorsque la campagne de Sicile serait terminée. ALLEN mit cela sur le dos de la nécessité de faire tourner les unités entre les mains de différents officiers, principe défendu à la fois par PATTON et EISENHOWER. Ses hommes mirent tout sur le dos de PATTON. En fait cet ordre émanait directement de BRADLEY, qui pour certains, n’aimaient pas les manières de ALLEN, pour d’autres, poussés par BEDELL SMITH (avec qui ALLEN avait eu des mots) aurait préféré renvoyer ALLEN aux USA, BRADLEY invoqua le fait que ALLEN aimait trop ses hommes, et que cela pourrait nuire dans de futures opérations. Cependant, si pour certains officiers généraux, un tel licenciement signifiait la fin d’une carrière, pour ALLEN, il n’en fut rien. En effet, de retour aux USA se rendit au Texas pour y retrouver les siens. On lui confia ensuite le commandement d’une nouvelle division, la 104ème division d’infanterie, la timberwolf division. La 104ème débarqua en Europe le 7 septembre 1944. Elle fut tout d’abord placée sous le commandement de la first canadian army en position de défense à l’Est de la Belgique. Après une offensive en Hollande, elle fut ensuite redéployée dans la sanglante bataille de la forêt de Hutgen, aux côtés des 1ère, 4ème, et 28ème divisions d’infanterie et du CCR de la 5ème division blindée. Là, fidèle aux principes qu’il avait mis en place à la première division, ALLEN privilégia le combat de nuit. Type de combat dans lequel la 104ème division excella. La bataille de Hurtgen fut l’une des plus sanglantes que les GI’s eurent à livrer. Le souvenir de ce combat ne s’est estompé qu’à cause de la bataille des Ardennes qui la suivit de quelques jours, mais les vétérans qui ont connu la forêt dévastée de Hurtgen, couverte du sang des leurs ne l’ont jamais oubliée. ALLEN y était et il mena sa division à la victoire comme il l’avait fait en Afrique et en Sicile. La 104ème fut ensuite déplacée vers Aix-La-Chapelle où elle releva la 1ère DI, qui devait décidément à nouveau croiser le chemin du premier officier qui l’avait menée au combat dans ce conflit. Les timberwolves boys aimaient leur général au moins au temps que les hommes de la Big Red One, l’avaient aimé. Un correspondant rapporta que ses hommes retiré du front sortirent spontanément des rangs pour lui rendre les honneurs, et lui manifester leur dévouement. Après la bataille des Ardennes où elle défendit les villages de Düren et Merken, la 104ème, ALEN en tête, participa à la contre-offensive et à l’entrée en Allemagne, elle prit Cologne, ferma la poche de la Rurh en entrant en contact avec la 9ème armée après un sprint de 194 Km, le résultat fut 335.000 prisonniers allemands. A la fin de la guerre, la 104ème rentra aux USA, en Californie, prêtes à partir pour le Pacifique, mais elle fut dissoute le 27 juin 1945. ALLEN prit sa retraite le 31 août, retraite amplement méritée. Il s’installa à El Passo, Texas. Son fils unique, Terry de la Mesa ALLEN, Jr., fit également une carrière militaire. Diplômé de West Point, il partit pour le Vietnam en tant que Lieutenant Colonel, avec sous ses ordres un bataillon de la 1ère division d’infanterie. Il fut tué au combat en 1967. Il fut enterré au cimetière militaire d’Arlington. Terry ALLEN, recevant les proches après les funérailles dit à l’assemblée : « Qu’il n’y ait pas de larmes versées dans cette maison ! C’est la demeure d’un soldat d’infanterie. » Le Major General Terry de la Mesa ALLEN s’éteignit en 1969, 2 ans après son fils. Il fut inhumé au cimetière national de Fort Bliss d’El Passo avec tous les honneurs militaires. Il été récipiendaire des décorations suivantes : Silver Star, En guise de conclusion, je laisserai le mot de la fin au Capitaine Albert Schwartz, aide de camp de Terry ALLEN à la 104ème division d’infanterie: "There was no one quite like the 104th's Chief Timberwolf... Terry Allen was a helluva leader, an outstanding soldier, and a great guy!"
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